L'ancien député Mosbah Ahdab, chef de la Rencontre civile de la modération, a estimé hier que les propos tenus par l'ancien ministre Sleiman Frangié au sujet de la nécessité de rassurer toutes les forces politiques libanaises « étaient ce que les Libanais voulaient entendre ». Or, selon l'ancien député de Tripoli, « afin d'aboutir à une stabilité dans le pays, il est primordial de conforter non seulement toutes les factions libanaises, mais surtout les forces sunnites, ce qui ne peut être réalisé en limitant la décision de cette faction à l'ancien Premier ministre Saad Hariri ». « Il y a plusieurs dossiers en suspens qui doivent être résolus afin d'aboutir à une vraie stabilité, notamment celui des détenus à Roumieh et la situation économico-sécuritaire », a affirmé M. Ahdab devant une délégation de l'assemblée des comités sociaux de Tripoli.
Le Parti national libéral a estimé à l'issue de sa réunion hebdomadaire, hier, que « les candidats à la présidence devraient se prononcer au sujet de leur position vis-à-vis de la politique de distanciation du Liban par rapport aux conflits régionaux ». « Nous sommes enthousiastes face à la perspective d'aboutir à l'élection d'un président de la République qui incarne les constantes nationales et qui jouisse de l'appui unanime de toutes les forces politiques conformément à la Constitution et à l'accord de Taëf, souligne le PNL. Mais afin de réaliser ces attentes, il faudra préserver la libanisation de cette échéance qu'est la présidentielle et demander à certaines parties d'œuvrer afin d'assurer le quorum et d'arrêter de saboter l'élection d'un président », note le communiqué.
Le secrétaire général du Renouveau démocratique, Antoine Haddad, a estimé que bien que le « projet de compromis concernant la candidature de Sleiman Frangié ait plusieurs points forts, dont notamment la nomination de l'ancien ministre par le leader du camp opposé, c'est-à-dire l'ancien Premier ministre Saad Hariri, cela reste insuffisant pour faire accéder M. Frangié à la présidence en l'absence d'une approbation chrétienne ». M. Haddad a par ailleurs estimé que la relation qui lie M. Frangié au président syrien Bachar el-Assad, vivement contesté par une large tranche des Libanais, constitue un autre handicap pour la candidature de M. Frangié à la première magistrature.
Le député du Rassemblement démocratique Fouad el-Saad a estimé que le compromis actuel concernant la présidentielle constitue « le meilleur choix à la lumière du vide et des changements régionaux ». Concernant ce dernier point, M. Saad a indiqué que le compromis international pour le Moyen-Orient aboutira à l'instauration d'un système fédéral en Syrie et en Irak. Il n'a pas manqué d'exhorter les partis chrétiens du 14 Mars de « sauver la présidence de la République ».
Le député Amine Wehbé a indiqué, dans une interview accordée à la VDL 93,3, que « la priorité actuelle porte, durant cette étape, sur la concertation afin de parvenir à des résultats rassurants pour toutes les parties », soulignant l'importance (...) de « poursuivre ces concertations ». « Les propos de l'ancien Premier ministre, Saad Hariri, sont clairs quant à la nécessité pour toutes les composantes de se sacrifier pour le Liban », a-t-il expliqué, insistant sur l'urgence du dialogue avant toute autre chose. M. Wehbé a estimé que « les chances du député Sleiman Frangié sont élevées » et que ses récentes déclarations « étaient responsables ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
"Fouad el-Saad a indiqué que le compromis pour le Moyen-Orient aboutira à l'instauration d'un système fédéral en Syrie et en Irak. Il n'a pas manqué d'exhorter les partis chrétiens du 14 Mars de sauver la présidence de la République." ! Pourquoi ? Y-a-t-il un risque qu'elle ne retombe plus dans l'escarcelle des chréti(e)ns et du 8 et du 14 Mars ? Il y aura quoi alors à la place ? Un régime présidentiel à trois têtes (sunnite, chiite, maronite) se relayant à tour de rôle ?
08 h 05, le 06 décembre 2015