Une joyeuse sarabande pour un revival des années folles en musique. Photo Marwan Assaf
Sous la houlette du directeur artistique Hicham Jaber – qui avait raconté en danses, chants et musique l'Égypte et ses cabarets dans Hichik Bichik –, Bar Farouk (re)ouvre ses portes et brosse des tableaux des années glorieuses de Beyrouth, jusqu'à l'éclatement de la guerre civile. Une même équipe soudée, talentueuse, fraîche et dynamique reproduit les quatre saisons de la capitale libanaise. Sous l'éclairage de Ala'a Minawi, dans un décor plus qu'élaboré doté d'un visuel virtuel magnifique, une dizaine (ou plus ?) de chanteurs, danseurs et musiciens évoluent sur scène et font un traveling arrière vers les années de la Dolce Vita de Beyrouth.
Ziad el-Ahmadieh (oud), Baha'a Daou et Ahmad al-Khatib (percussions), Bachar Farran (basse), Ziad Jaafar (violon), Samah Abil Mona (accordéon), Wissam Dalati (chant), Randa Makhoul (danse), Yamina Fayed, Lina Sahhab, Chantal Bitar, Roy Dib et Béchara Atallah (chant) font revivre les jours heureux avec une vitalité contagieuse qui contamine la salle dès la première chanson. Un retour en arrière nostalgique certes, mais qui rappelle que Beyrouth, malgré tout, se porte bien. Même très bien. Merci.

