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Campus

Un séminaire pour l’amélioration du français dans les universités

AUF – IFL

L'Agence universitaire de la francophonie et l'Institut français du Liban ont organisé, dans le cadre du programme « Dialogue d'expertise », les 17 et 18 novembre, à la faculté de gestion hôtelière de l'Université La Sagesse, un séminaire régional sur le thème « Évolution des dispositifs universitaires de formation de français ». Expert auprès du programme et membre de son comité de pilotage, Samir Marzouki est l'un des principaux intervenants de ce séminaire. Rencontre.

27/11/2015

Quelle est l'idée principale du programme «Dialogue d'expertise» ?
L'idée est d'accompagner de façon structurée et scientifique les départements universitaires de français ou les centres de langue enseignant le français dans les innovations ou les évolutions qu'ils veulent introduire dans leurs enseignements et leur cursus. Il s'agit de les aider à gagner du temps et à se diriger vers des choix pertinents.

Quels sont les objectifs de ce séminaire ?
Le premier objectif de ce séminaire, suivi par un public d'enseignants et de responsables de départements ou de structures universitaires enseignant le français, venant du Liban et du Moyen-Orient, est de faire connaître le programme et montrer comment il fonctionne. Le deuxième objectif consiste à parler avec tous ces enseignants des problèmes qu'ils rencontrent et, d'éventuellement, leur donner des conseils sur les façons de les aborder, de les résoudre. Nous organisons des tables rondes sur le vécu de ces enseignants, ainsi que sur la façon de trouver des solutions aux difficultés qui entravent l'enseignement. C'est un échange, par la même occasion, entre les enseignants de la même région.

Quelles sont les problématiques majeures soulevées ?
Le problème commun à tous les départements de français est celui du niveau des étudiants à l'arrivée. Les bacheliers qui arrivent à l'université n'ont pas toujours le niveau requis pour poursuivre des études correctes en français. Dans certains pays, l'on rencontre une difficulté à recruter dans les départements, les étudiants choisissant d'autres branches que le français. Il y a aussi les problèmes de rénovation des cursus. Ainsi, face des étudiants qui ont un certain niveau, on s'aperçoit qu'on ne peut plus enseigner de la même façon. Par ailleurs, des universités souhaitent introduire de nouveaux enseignements comme la traduction. Par conséquent, plusieurs questions émanant des enseignants seront abordées.

Suite à ce séminaire, comment s'opérera, selon vous, l'application pratique des axes qui ont été travaillés ?
Les partenaires de ce programme, que sont l'Agence universitaire de la francophonie et l'Institut français, vont utiliser le séminaire pour essayer d'aider ces départements et centres à résoudre les problèmes dont nous avons parlé, à travers ce qu'ils peuvent apporter au niveau de la coopération. Nous, dans le cadre de ce programme, les encourageons à faire des demandes et à bénéficier de l'expertise qui y est présentée. Pour s'informer sur la procédure à suivre, il suffit d'aller sur le site « Dialogue d'expertise ». Le programme y est très structuré. Y participer est simple, mais il faut tout de même préparer un dossier très bien fourni, initié par l'autorité académique, que ce soit le doyen de la faculté, le directeur de l'institut, le recteur ou parfois même, selon les pays, le ministère.

Quel est l'intérêt du programme pour les étudiants ?
Les étudiants en bénéficieront indirectement, si, grâce à ce programme, les formations se rénovent, si elles deviennent plus rationnelles, par exemple en trouvant des moyens de professionnaliser les formations, de préparer les étudiants à des métiers, etc.

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