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Campus - Usek / Spécialisation

Transport et logistique, un passeport vers l’emploi

À la faculté de gestion et des sciences commerciales de l'Université Saint-Esprit de Kaslik, les étudiants en transport et logistique ont l'avantage de suivre l'une des rares
formations spécialisées dans ce domaine au Liban.

En plus des matières relatives à la faculté de gestion, la formation s’approfondit dans le domaine de la logistique et propose des cours spécialisés, comme la finance en import-export et la gestion de la chaîne d’approvisionnement.

Après trois années d'études à la faculté de gestion et des sciences commerciales de l'Université Saint-Esprit de Kaslik et une licence en poche, les diplômés sont vite embauchés sur le marché local. « Comme l'Usek compte parmi les rares universités qui offrent cette formation, la compétition dans ce domaine n'est pas très élevée. Nos étudiants reçoivent ainsi des offres d'emploi, parfois avant même d'être diplômés, par des compagnies de logistique, ou bien ils sont sollicités par certains de leurs professeurs qui sont des experts dans le domaine », explique Tina Habib, chef du département transport et logistique. Ainsi, une fois diplômés, leur chance d'être embauchés est multipliée avec, en prime, un salaire qui varie entre sept cents et mille dollars pour un débutant.
Pour Karim Bassil, directeur régional des logistiques au Beirut Cargo Center, recruter des diplômés spécialisés en transport et logistique est « un atout pour la compagnie, même lorsqu'ils n'ont pas encore de l'expérience. Vu qu'à l'Usek ils ont pris des cours pratiques, nous n'avons plus à leur faire des formations comme pour ceux venant de filières différentes ».
De plus, avec la mondialisation, les entreprises cherchent à se développer au-delà des frontières, et les échanges internationaux sont continuels. « Cela crée un besoin de gestion logistique et des options de transport meilleures », explique Mme Habib. « Au Liban, nous sommes en retard au niveau de la logistique et nous éprouvons une nécessité tangible dans ce domaine, surtout que le nombre de personnel qualifié au profil requis est restreint », renchérit M. Bassil.
Afin de répondre aux demandes du marché du travail local et international, le programme de spécialisation en transport et logistique englobe toutes sortes de transport de marchandises, par air, mer et terre. En plus des matières relatives à la faculté de gestion, la formation s'approfondit dans le domaine de la logistique et propose des cours spécialisés, tels la finance en import-export, la gestion de la chaîne d'approvisionnement, les contrats et les assurances, la loi du transport, tant nationale qu'internationale, etc. Cette diversité ne peut être que bénéfique pour les étudiants qui y trouvent une voie vers une multitude d'options dans ce domaine. « Cette spécialisation nous permet de travailler dans plus d'un département. Les choix sont vastes par rapport aux autres formations, même au niveau international. Ainsi, on peut très bien travailler dans une compagnie de transport comme dans un département de banque ou même créer notre propre boîte », confirme Pamela Farhat, étudiante en deuxième année.

Une bonne formation, mais pas seulement...
En parallèle, les cours sont prodigués par des enseignants qui sont des professionnels en exercice dans le domaine. « Les étudiants peuvent ainsi profiter des conseils de ces experts qui les font réfléchir sur des cas pratiques », ajoute Mme Habib.
Il n'empêche, la transition entre le cadre académique et le monde professionnel constitue une étape difficile, en général, pour les apprentis. « La première année de travail est assez intense au niveau de l'acquisition de nouvelles informations relatives au terrain, ainsi que l'application des cours enseignés à l'université, des cours qui m'ont été bien utiles, en fin de compte, dans mon adaptation », révèle Khalil Mteyni, contrôleur des coûts à Merit Corporation, compagnie mère de la CMA CGM, où il a été vite embauché, fraîchement diplômé, il y a trois ans.
Par ailleurs, ne pas se contenter de la formation académique mais garder sa curiosité en éveil et s'intéresser à toute activité susceptible d'apporter plus d'éclairage dans le domaine constitue un aspect essentiel de la formation. Celui-ci est mis en avant par d'anciens diplômés, bien intégrés, aujourd'hui, dans le marché du travail. « Afin de se sentir impliqués dans l'apprentissage des matières enseignées pendant les cours et de stimuler leur enthousiasme, les étudiants doivent lire, faire des recherches, s'inscrire à des newsletters spécialisées, s'intéresser aux publications sur certains réseaux sociaux et essayer, autant qu'ils le peuvent, de trouver des stages d'été pour comprendre comment les informations apprises à l'université pourraient être utiles sur le terrain », assure ainsi Khalil.
Ainsi, afin de maximiser ses chances d'être remarqué lors des foires aux emplois et de profiter de la visibilité offerte par les responsables de la formation qui entretiennent de bons rapports avec les professionnels du marché, chaque étudiant doit travailler sur lui-même. « Il revient à chaque individu de se démarquer, grâce à son caractère et à une bonne connaissance dans le domaine qu'il aurait acquise lors de sa recherche personnelle », poursuit Khalil. Pamela, elle, semble confiante de son choix académique, voire encourage les jeunes à se spécialiser en transport et logistique, puisque, à son avis, « c'est une spécialisation qu'il faut développer au Liban. Notre économie présente encore des faiblesses dans le domaine du transport, alors que celui-ci peut lui être bien utile ! ».

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Après trois années d'études à la faculté de gestion et des sciences commerciales de l'Université Saint-Esprit de Kaslik et une licence en poche, les diplômés sont vite embauchés sur le marché local. « Comme l'Usek compte parmi les rares universités qui offrent cette formation, la compétition dans ce domaine n'est pas très élevée. Nos étudiants reçoivent ainsi des offres d'emploi, parfois avant même d'être diplômés, par des compagnies de logistique, ou bien ils sont sollicités par certains de leurs professeurs qui sont des experts dans le domaine », explique Tina Habib, chef du département transport et logistique. Ainsi, une fois diplômés, leur chance d'être embauchés est multipliée avec, en prime, un salaire qui varie entre sept cents et mille dollars pour un débutant.Pour Karim Bassil, directeur...
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