Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, se rend inopinément aujourd'hui à Moscou, pour une visite officielle de deux jours durant laquelle il aura des entretiens avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, rapporte notre correspondant diplomatique Khalil Fleyhane, qui précise qu'il y sera question de la lutte contre le terrorisme.
La coordination que souhaite Moscou avec le Liban dépasse le simple cadre diplomatique et englobe l'échange d'informations sur les réseaux terroristes et la surveillance de leurs déplacements, affirme notre correspondant, à l'heure où la Russie est ouvertement menacée par Daech d'une opération sur son propre sol.
Il sera également question entre les deux hommes de l'avenir de la Syrie, tel qu'évoqué au cours de la conférence de Vienne.
Enfin, selon une source diplomatique, M. Bassil examinerait avec M. Lavrov et Mikhaïl Bogdanov, le chef du département Moyen-Orient aux Affaire étrangères russe, la crise libanaise interne dont Moscou souhaite voir la fin. M. Bassil, de son côté, soulèvera avec ses interlocuteurs le problème de la présence massive de réfugiés syriens sur son sol.
Avec Richard Jones
Dans la matinée d'hier, le ministre des Affaires étrangères avait reçu le chargé d'affaires près l'ambassade des États-Unis Richard Jones. À l'issue de cette réunion, M. Jones avait indiqué qu'il avait présenté ses condoléances pour l'attentat de Bourj el-Brajneh. Il avait également félicité le ministre pour la réaction rapide des
Forces de sécurité intérieure (FSI) dans le cadre de l'enquête sur cet attentat.
« J'espère que les FSI pourront rapidement arrêter les
terroristes responsables de cet attentat odieux, a déclaré M. Jones.
Nous avons également évoqué avec M. Bassil les attaques survenues à Paris ainsi que les résultats des pourparlers de Vienne qui peuvent être considérés comme positifs ».
Commentant le sommet Obama-Poutine, M. Jones a précisé que la rencontre entre les deux dirigeants a été positive. « J'espère qu'elle portera ses fruits afin d'avancer dans le développement des relations entre les États-Unis et la Russie », a déclaré M. Jones. Répondant à certaines accusations selon lesquelles les États-Unis seraient responsables de la création de l'État islamique
(EI), M. Jones a indiqué qu'il était étonné de savoir que certaines personnes pouvaient le penser et qu'il s'abstiendrait de commenter cette fausse information.


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09 h 26, le 17 novembre 2015