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Nos lecteurs ont la parole - Ibrahim Tabet

Réflexions sur les attentats de Paris

Les attentats terroristes visant à quelques jours d'intervalle un avion de ligne russe, la banlieue sud chiite de Beyrouth et Paris marquent une escalade dans le conflit avec Daech. Outre le fait qu'ils ne peuvent que se situer dans le cadre d'un plan minutieusement préparé visant à semer la terreur parmi ses ennemis, ils reflètent une capacité de nuisance inquiétante de la part de cette organisation. Ce, au moment même ou elle subit des revers sur le terrain comme par exemple à Sinjar qui vient d'être reprise par les Kurdes. Je partage la douleur des proches des victimes innocentes qui sont tombées au-dessus du Sinaï, à Beyrouth et à Paris. Mais éprouver de la compassion pour elles, s'indigner et condamner ces attentats barbares ne suffit pas. Il faut admettre que nous sommes en guerre. Une guerre d'un nouveau genre qui ne se déroule pas uniquement sur les champs de bataille, mais sur le front intérieur. Même si Daech venait à être vaincu militairement, cela n'éliminerait pas pourtant l'idéologie pernicieuse dont il se réclame ni le terrorisme islamiste qui risque au contraire d'être encouragé. Malheureusement, la France est le pays occidental le plus vulnérable face au terrorisme islamiste. D'une part du fait qu'elle est le pays européen le plus engagé contre Daech et contre les organisations jihadistes en Afrique. Et d'autre part du fait de l'existence d'une cinquième colonne au sein de sa population musulmane, même si celle-ci n'est constituée que d'une poignée d'individus stigmatisés par l'immense majorité des musulmans de France qui ne peuvent que pâtir de leurs agissement.
Indépendamment du nombre effrayant de victimes qu'ils ont causé, les derniers attentats de Paris sont d'une autre nature que ceux perpétrés contre Charlie Hebdo et un hypermarché casher. Alors que ces deniers visaient des cibles spécifiques – des journalistes ayant caricaturé le Prophète et les juifs –, ceux de vendredi dernier visent l'ensemble du peuple de France. Au-delà des causes politiques qui les ont motivés, ils traduisent aussi de la part des milieux islamistes une haine viscérale envers les Français et les Occidentaux en général qui ne peut qu'alimenter en retour une recrudescence de l'islamophobie. On est bien loin des sentiments de rejet provoqués par les manifestations ostentatoires d'appartenance religieuse telles que le port du voile islamique ou la vision de musulmans priant dans les rues.
Face à cette véritable déclaration de guerre de Daech contre la France, aucun responsable politique ne prône une intervention militaire au sol en Irak ou en Syrie. Indépendamment de l'incapacité de l'armée française à l'entreprendre, même dans le cadre d'une coalition, la responsabilité de combattre Daech incombe en effet d'abord aux sunnites, et toute autre troupe, qu'elle soit formée d'infidèles occidentaux ou d'hérétiques chiites honnis, serait considérée par les populations locales comme une force d'invasion. Par contre des voix s'élèvent pour réclamer des changements, aussi bien au niveau de la politique intérieure que de la politique étrangère française. Il est probable qu'on assiste à un durcissement de la politique intérieure allant dans le sens des thèses du Font national. C'est aussi de plus en plus le cas de celles des « Républicains », quoique ses dirigeants insistent d'avantage sur le nécessaire équilibre entre sécurité et respect des libertés publiques. Le fait que parmi les kamikazes des attentats de vendredi dernier figurent un Français de confession musulmane et un Syrien faisant partie de l'afflux de réfugiés que connaît l'Europe peut donner raison à ceux qui soulignent les dangers que fait peser l'immigration musulmane en Europe, non seulement sur ses valeurs, mais sur sa sécurité. Sur le plan de la politique étrangère, la priorité ne doit pas être d'écarter Bachar el-Assad mais de combattre Daech qui est l'ennemi public numéro un. Reste à savoir si ce changement peut être initié par Laurent Fabius qui s'est montré plus royaliste que le roi (j'entends les Américains) sur les dossiers du départ du président syrien et du nucléaire iranien. Il est temps également que le gouvernement français reconnaisse son erreur dans l'affaire des Mistral et se rapproche de la Russie qui est davantage un allié naturel que l'Arabie saoudite et le Qatar qui soutiennent le fondamentalisme sunnite et les groupes jihadistes. Enfin, les médias français devraient cesser de diaboliser Vladimir Poutine.

Ibrahim TABET

Les attentats terroristes visant à quelques jours d'intervalle un avion de ligne russe, la banlieue sud chiite de Beyrouth et Paris marquent une escalade dans le conflit avec Daech. Outre le fait qu'ils ne peuvent que se situer dans le cadre d'un plan minutieusement préparé visant à semer la terreur parmi ses ennemis, ils reflètent une capacité de nuisance inquiétante de la part de cette organisation. Ce, au moment même ou elle subit des revers sur le terrain comme par exemple à Sinjar qui vient d'être reprise par les Kurdes. Je partage la douleur des proches des victimes innocentes qui sont tombées au-dessus du Sinaï, à Beyrouth et à Paris. Mais éprouver de la compassion pour elles, s'indigner et condamner ces attentats barbares ne suffit pas. Il faut admettre que nous sommes en guerre. Une guerre d'un nouveau genre qui...
commentaires (2)

UN ARTICLE PLEIN D'ANALYSES DE LA LOGIQUE... EXEPTÉ QUE LE DAESCH ORIGINAL DEVRAIT PARTIR AVANT LA COPIE DONT LES ACTIONS CRIMINELLES FURENT LARGEMENT ANNONCÉES PAR L'ORIGINAL !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

19 h 13, le 17 novembre 2015

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Commentaires (2)

  • UN ARTICLE PLEIN D'ANALYSES DE LA LOGIQUE... EXEPTÉ QUE LE DAESCH ORIGINAL DEVRAIT PARTIR AVANT LA COPIE DONT LES ACTIONS CRIMINELLES FURENT LARGEMENT ANNONCÉES PAR L'ORIGINAL !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    19 h 13, le 17 novembre 2015

  • "Sur le plan de la politique étrangère, la priorité ne doit pas être d'écarter (le gentil) Bachar el-Assad mais de combattre Daech qui est l'ennemi public numéro un." ! Ah bon ! Ce n'est donc plus l'aSSadique le méchant ? Très intéressant.... pour la suite du "raisonnement" ! "Reste à savoir si ce changement peut être initié par Fabius qui s'est montré plus royaliste que les Américains sur les dossiers du départ du bääSSyrien et du nucléaire iranien." ! Pour quelle raison, autre que celle de "l'auteur" ne devait-il pas l'être, Laurent ? "Il est temps également que le gouvernement français reconnaisse son erreur et se rapproche de la Russie du "Gentil" poutine chrétien Nain qui est davantage un allié naturel que l'Arabie saoudite et le Qatar musulmans, yîîîh, qui soutiennent yâââï, le fondamentalisme sunnite et les groupes jihadistes." ! "Enfin, les médias français (lesquels?, devraient cesser de diaboliser" ce même Gnome poutine et son Nabot aSSadique. Khâââï, comme on sera alors tranquille ! Ainsi soit-ïîîîl !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 57, le 17 novembre 2015

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