Deux témoins au procès de 41 personnes accusées d'avoir voulu renverser le régime des Emirats arabes unis ont affirmé lundi que les suspects avaient fait entrer dans ce pays des armes obtenues avec l'aide notamment du Front al-Nosra en Syrie, a rapporté un journal.
Les accusés sont jugés depuis le 24 août par la Cour de sûreté de l'Etat d'Abou Dhabi mais la presse internationale n'est pas autorisée à assister aux audiences.
Selon la version en ligne du quotidien anglophone Gulf News, les suspects -pour la plupart Emiratis- sont des "membres d'une organisation terroriste appelée Al Manara, qui ont fait entrer illégalement des armes, des munitions et des détonateurs aux Emirats pour assassiner des dirigeants et renverser le gouvernement".
"Leur intention" était aussi "d'attaquer des centres commerciaux, des hôtels et de déclarer un Etat islamique aux Emirats", selon le compte-rendu d'audience du journal.
Leurs armes ont été obtenues "en collaboration avec le Front al-Nosra en Syrie (groupe jihadiste affilié à el-Qaëda) et le Front al-Ansar de la province du Baloutchistan en Iran".
La prochaine audience a été fixée au 8 décembre.
S'ils sont reconnus coupables, certains prévenus risquent la peine de mort.
Une Emiratie, condamnée à mort pour avoir tué fin 2014 une enseignante américaine avec un couteau de cuisine en s'inspirant de groupes jihadistes, a été exécutée en juillet.
Les Emirats sont engagés depuis septembre 2014 dans la coalition dirigée par les Etats-Unis et qui mène des frappes aériennes contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.
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Des islamistes jugés aux Emirats accusés de liens avec le Front al-Nosra en Syrie
AFP / le 16 novembre 2015 à 16h39


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