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Liban - Changement climatique

En prévision de la COP21, « gardons l’esprit positif »

Une rencontre a eu lieu jeudi à Beyrouth avec Stéphane Gompertz, envoyé spécial en Afrique et au Moyen-Orient pour la COP21, le sommet sur le climat qui aura lieu fin novembre à Paris.

Stéphane Gompertz s’exprimant à la Résidence des Pins.

Lors d'une rencontre à la Résidence des Pins jeudi, Stéphane Gompertz, envoyé spécial en Afrique et au Moyen-Orient pour la COP21, a expliqué les enjeux du prochain sommet de l'Onu sur le climat qui aura lieu à Paris entre le 30 novembre et le 11 décembre. M. Gompertz a insisté sur le fait que le changement climatique est devenu une réalité (l'année 2015 est la plus chaude depuis l'enregistrement des températures en 1880, a-t-il rappelé) et que le monde souffre déjà de ses conséquences. Si rien n'est fait pour régler ces problèmes, le monde sera en danger, a-t-il martelé.
Durant son intervention, l'envoyé spécial a mis en avant les risques du dérèglement climatique sur notre planète si les pays n'agissent pas rapidement, notamment les risques sanitaires qui inquiètent l'Organisation mondiale de la santé (OMS). « Nous devons, lors de la COP21, trouver un accord, des solutions, pour éviter des catastrophes naturelles comme l'élévatuon de la température de la terre, la désertification (phénomène de dégradation des terres dû à la sécheresse), la perte de biodiversité, l'inflation du taux de pollution, etc. », a souligné M. Gompertz.
Néanmoins, les pays se sont engagés à des efforts afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. « Lors de la Convention de 1992, la communauté internationale avait déjà pris des mesures nécessaires, mais malheureusement insuffisantes, a rappelé l'envoyé spécial. Aujourd'hui, on note une réelle prise de conscience de la part des pays. La Chine, par exemple, étant le principal pollueur, s'est engagée à réduire son taux de pollution avant 2025, tout comme les États-Unis. L'Inde a également mis en place un plan climatique afin de réduire ses émissions de CO2. Tous ces efforts sont évidemment à prendre en compte. Seulement, cela n'est pas encore suffisant pour sauver notre Terre. »
À propos des résultats de la COP, M. Gompertz a estimé que le succès est possible, voire quasi certain, précisant que le sommet devrait aboutir à un accord contraignant sur la lutte contre le changement climatique et la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre, qui viendrait remplacer l'accord précédent, le protocole de Kyoto, en vigueur jusqu'en 2020. Il a appelé « à garder l'esprit positif », et a expliqué que tout sera mis en œuvre, le 30 novembre à Paris, pour que le sommet se passe parfaitement bien, et pour éviter des écueils semblables à ceux qui ont mené à l'échec le sommet de Copenhague en 2009.
L'envoyé spécial a également abordé l'aspect financier des négociations, rappelant qu'il est nécessaire de collecter 100 milliards de dollars par an jusqu'en 2020 pour la lutte contre le changement climatique.
M. Gompertz a estimé que les moyens pour une adaptation réussie à cette nouvelle réalité sont la sensibilisation auprès du public et des entreprises, l'engagement des pays vis-à-vis des décisions, la prise en compte des intérêts des communautés locales, la réduction du coût des énergies renouvelables...

Des véhicules et des bus électriques à Paris...
L'expert a également souligné l'importance de l'économie verte, une grande opportunité économique pour les États.
« Beaucoup d'entreprises ont compris que l'exploitation des énergies renouvelables représente de nos jours une importante opportunité économique, a expliqué Stéphane Gompertz.
Étant donné que les États cherchent à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre, ils peuvent conclure un accord avec des entreprises en vue de diminuer leur taux de pollution.
Par exemple, le mois dernier, le président des États-Unis, Barack Obama, a accueilli à la Maison-Blanche 81 entreprises américaines, les encourageant à prendre les mesures nécessaires afin de lutter contre le changement climatique.
Ces entreprises, comme Google, Xerox, ou encore McDonald's, vont se convertir aux énergies renouvelables. » Et à Paris, a-t-il révélé, des véhicules et des bus électriques seront mis en circulation. « Pendant la durée de la conférence, nous allons faire de notre mieux pour que l'empreinte carbone soit égale à zéro », a déclaré M. Gompertz.


Lors d'une rencontre à la Résidence des Pins jeudi, Stéphane Gompertz, envoyé spécial en Afrique et au Moyen-Orient pour la COP21, a expliqué les enjeux du prochain sommet de l'Onu sur le climat qui aura lieu à Paris entre le 30 novembre et le 11 décembre. M. Gompertz a insisté sur le fait que le changement climatique est devenu une réalité (l'année 2015 est la plus chaude depuis...

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