Les pourparlers sur la Syrie samedi à Vienne ne doivent pas "se substituer" aux négociations entre opposants et représentants du régime syrien, ont déclaré mercredi les chefs de la diplomatie russe et iranienne, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.
"Les participants du Groupe de soutien à la Syrie devraient aider (le régime de Damas et l'opposition syrienne) à parvenir à un accord et non pas se substituer aux négociations entre Syriens", ont estimé Sergueï Lavrov et Mohammad Javad Zarif à l'issue d'un entretien téléphonique.
Prévue samedi à Vienne, une rencontre internationale doit tracer les contours d'une transition politique en Syrie, ravagée par quatre ans et demi de guerre.
Mais la vingtaine de pays qui y participe "ne doit pas chercher à anticiper les résultats" de pourparlers entre Damas et les représentants de l'opposition syrienne, ont estimé MM. Lavrov et Zarif.
Les deux ministres, dont les pays sont les plus fidèles soutiens du régime de Damas, ont appelé à un "dialogue politique constructif entre Syriens".
Lors de cette réunion à Vienne, des groupes de travail devraient définir la liste des groupes "terroristes", avait indiqué lundi le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.
La Russie et l'Iran ne sont pas d'accord avec les Etats-Unis et leurs alliés européens et arabes sur les groupes devant être qualifiés comme "terroristes" et ceux pouvant être considérés comme faisant partie de l'opposition syrienne.
Lors de la dernière rencontre à Vienne sur la Syrie, 17 pays, dont la Russie et pour la première fois l'Iran, avaient examiné les possibilités d'un règlement politique du conflit syrien, en l'absence de représentants de l'opposition syrienne et du régime syrien.
Ils s'étaient séparés sur un profond désaccord quant au sort du président Bachar el-Assad.
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Syrie: les pourparlers de Vienne ne doivent pas "se substituer" à ceux entre Syriens (Moscou et Téhéran)
AFP / le 11 novembre 2015 à 15h01


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