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Moyen Orient et Monde - Syrie

Au moins 22 morts dans la chute d’obus à Lattaquié

L'armée du régime brise le siège de l'EI autour d'un aéroport-clé près d'Alep.

À Lattaquié, fief du régime syrien relativement préservé depuis le début de la guerre en 2011, au moins 22 personnes ont été tuées et 62 blessées par la chute de deux obus. Parallèlement, l’armée syrienne a remporté mardi sa première victoire significative face au groupe État islamique depuis le début de l’intervention russe en brisant un siège de plus de deux ans sur l’aéroport militaire de Kweires, près d’Alep. HO/Sana/AFP

Au moins 22 personnes ont été tuées et 62 blessées hier dans la chute de deux obus à Lattaquié, fief du régime, selon la télévision d'État. Il s'agit du bombardement le plus meurtrier dans cette cité balnéaire qui a été relativement préservée depuis le début de la guerre en 2011.
La télévision syrienne a diffusé des images d'une chaussée maculée de sang, jonchée de débris de voitures et de verre brisé. L'un des obus est tombé près de l'université Techrine. « J'attendais le bus avec mes amis quand l'explosion s'est produite. C'était terrible (...). Je me suis mise à courir en voyant un corps dont il ne restait que les jambes », a raconté à l'AFP Abir Selman, 24 ans, étudiante en littérature à l'université. « L'obus est tombé sur un parking (...). Nous avons été projetés au sol. Il y avait plus de dix véhicules en feu et d'autres totalement carbonisés. Il y avait du sang partout et les gens fuyaient dans toutes les directions », a-t-elle ajouté.


Des combats ont également eu lieu dans l'est et le nord de la province de Lattaquié entre une mosaïque de groupes rebelles et l'armée syrienne appuyée par des supplétifs et des miliciens du Hezbollah.
Selon le géographe Fabrice Balanche, spécialiste de la Syrie au Washington Institute, la ville de Lattaquié comptait avant la guerre environ 400 000 habitants dont 50 % d'alaouites, branche du chiisme à laquelle appartient le chef de l'État, 40 % de sunnites et 10 % de chrétiens. La province du même nom compte 30 % de sunnites, 64 % d'alaouites et 6 % de chrétiens.

 

(Lire aussi : « Assad a dû expulser la moitié des Syriens pour prolonger la dynastie de son père » )

 

Siège brisé
Par ailleurs, l'armée syrienne a remporté hier sa première victoire significative face au groupe État islamique (EI) depuis le début de l'intervention russe, en brisant un siège de plus de deux ans sur l'aéroport militaire de Kweires, près d'Alep. Des éclaireurs de l'armée sont entrés hier en fin d'après-midi dans cet aéroport du nord du pays et des soldats tiraient en l'air en signe de joie, a rapporté un photographe collaborant avec l'AFP. Les militaires ont pu entrer dans l'aéroport par l'Ouest, mais des combattants de l'EI se trouvent toujours dans d'autres secteurs autour de l'aéroport, a-t-il précisé. « L'armée arabe syrienne fait la jonction avec les forces défendant la base aérienne (à) l'aéroport de Kweires », a indiqué de son côté la télévision publique dans un bandeau, assurant que des combattants de l'EI avaient été tués.

 

(Lire aussi : « L’OSDH refuse de faire commerce avec les droits de l’homme »)


Cet aéroport, à l'est d'Alep, avait été assiégé à partir d'avril 2013 par une coalition de rebelles. Après une guerre fratricide entre jihadistes et groupes rebelles en janvier 2014, c'est l'EI qui a encerclé l'aéroport. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), des combats se déroulaient hier soir entre l'armée et l'EI à l'est, au nord et à l'ouest de l'aéroport. Cette offensive pour reprendre l'aéroport, lancée fin septembre, a été appuyée par des combattants iraniens, des miliciens du Hezbollah, et par des frappes aériennes russes, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Selon ce dernier, cette victoire, si elle se confirmait, pourrait permettre à l'aviation russe de se déployer dans l'aéroport et ainsi accroître sa puissance de feu, notamment dans la région d'Alep.


Après s'être emparée de plusieurs localités dans la foulée de l'intervention russe, l'armée a essuyé plusieurs revers, perdant récemment ses gains dans la province de Hama (Centre) et piétinant dans les provinces de Lattaquié (Ouest) et d'Idleb (Nord-Ouest).
À Damas, une personne a été tuée et cinq autres blessées par des obus tirés par des rebelles sur plusieurs quartiers, selon l'agence de presse officielle Sana. Et dans la ville rebelle de Douma, en banlieue de Damas, quatre civils, dont un enfant, ont péri dans des tirs de roquettes de l'armée, selon l'OSDH.

 

(Lire aussi : Pourquoi le régime syrien n'avance pas, malgré l'intervention russe)

 

Frappes françaises
Dans la région de Deir ez-Zor, la France a de nouveau frappé des sites d'hydrocarbures de l'EI dans la nuit de lundi à mardi, a annoncé hier son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Parallèlement, la secrétaire américaine aux Forces aériennes a estimé hier que la campagne aérienne en Irak et en Syrie contre l'EI affaiblit l'organisation extrémiste mais reste néanmoins insuffisante.
Du côté de la Turquie, la police turque a interpellé hier à Konya (centre) une vingtaine de membres présumés du Front al-Nosra, la branche syrienne d'el-Qaëda, dont plusieurs personnes blessées qui se faisaient soigner en Turquie, a rapporté l'agence de presse Dogan.

 

(Lire aussi : « La stratégie russe pour la Syrie, c'est la solution Grozny »)

 

Sur le plan diplomatique, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a estimé hier que la réunion internationale sur la Syrie en fin de semaine à Vienne, la deuxième après celle du 30 octobre qui avait réuni 17 pays dans la capitale autrichienne, vise à « mettre un terme à la spirale de violences », mais qu'il n'y avait pas « de raison d'être optimiste ». Néanmoins, M. Steinmeier a jugé que la première rencontre du 30 octobre avait été « le début de quelque chose » même s'il est impossible de dire « comment cela va évoluer ». Le Royaume-Uni a, pour sa part, expliqué hier que les grandes puissances, qui se retrouvent en fin de semaine à Vienne pour trouver une issue au conflit syrien, vont dresser une liste des groupes « terroristes », ajoutant que certains pays vont devoir se défaire de certaines alliances, en allusion notamment aux États-Unis.

 

Au moins 22 personnes ont été tuées et 62 blessées hier dans la chute de deux obus à Lattaquié, fief du régime, selon la télévision d'État. Il s'agit du bombardement le plus meurtrier dans cette cité balnéaire qui a été relativement préservée depuis le début de la guerre en 2011.La télévision syrienne a diffusé des images d'une chaussée maculée de sang, jonchée de débris de voitures et de verre brisé. L'un des obus est tombé près de l'université Techrine. « J'attendais le bus avec mes amis quand l'explosion s'est produite. C'était terrible (...). Je me suis mise à courir en voyant un corps dont il ne restait que les jambes », a raconté à l'AFP Abir Selman, 24 ans, étudiante en littérature à l'université. « L'obus est tombé sur un parking (...). Nous avons été projetés au sol. Il y avait plus...
commentaires (1)

J'adore quand l'olj/agences dit en titre : Au moins 22 MORTS dans la chute d’obus à Lattaquié Et quand le regime bombarde on lit : 22 CIVILS ONT ETE TUES PAR UN BOMBARDEMENT DE CIVILs PAR LE REGIME . Comme quoi d'un cote c'est tjrs des morts , mais oh! on sait pas trop qui , alors que de l'autre cote , seuls les civils meurent. ca, abdou rahmane il en est sur ..... Depuis qu'on donne la parole a bhl sur l'olj , plus rien ne me surprendra ....

FRIK-A-FRAK

13 h 14, le 11 novembre 2015

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Commentaires (1)

  • J'adore quand l'olj/agences dit en titre : Au moins 22 MORTS dans la chute d’obus à Lattaquié Et quand le regime bombarde on lit : 22 CIVILS ONT ETE TUES PAR UN BOMBARDEMENT DE CIVILs PAR LE REGIME . Comme quoi d'un cote c'est tjrs des morts , mais oh! on sait pas trop qui , alors que de l'autre cote , seuls les civils meurent. ca, abdou rahmane il en est sur ..... Depuis qu'on donne la parole a bhl sur l'olj , plus rien ne me surprendra ....

    FRIK-A-FRAK

    13 h 14, le 11 novembre 2015

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