Les FSI interviennent pour la réouverture de l’autoroute nord.
Une trentaine de camionneurs du Kesrouan ont eu recours à l'escalade hier en organisant un sit–in au niveau du pont Nahr el-Kalb, en signe de protestation contre le refus par les autorités de leur octroyer les permis nécessaires pour le transport de sable provenant des carrières de Mayrouba et Hrajel (Kesrouan).
La fermeture de l'autoroute a causé des embouteillages monstres dans les deux sens de l'axe routier, avant que les Forces de sécurité intérieure (FSI) ne procèdent à sa réouverture. L'ancien député et ministre Farid Haykal el-Khazen a publié dans ce cadre un communiqué dans lequel il a fait part d'autres intentions d'escalade « si les revendications des camionneurs n'étaient pas satisfaites ». Il a invité les responsables à ne plus pratiquer « la politique de la sourde oreille et du deux poids, deux mesures », réclamant pour les camionneurs du Kesrouan « un traitement égal à ceux des autres régions libanaises, notamment du Nord, du Sud et de la Békaa », qui, eux, peuvent continuer à sillonner les routes, transportant du sable en provenance d'autres carrières. L'ancien député a particulièrement exhorté les Forces de sécurité intérieure et le ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, à œuvrer à la recherche d'une solution à « cette affaire sociale et humanitaire », soulignant que « des centaines de familles » vivent de l'activité des camionneurs mécontents.
Selon une source proche de l'ancien député, les carrières du Kesrouan avaient été fermées il y a deux mois, ce qui avait provoqué « la révolte des routiers du Kesrouan contre un traitement discriminatoire et arbitraire privilégiant les transporteurs d'autres carrières du territoire libanais ». Les camionneurs lésés avaient alors entamé leur mouvement, bloquant l'autoroute de Zouk Mosbeh et le rond-point de Jeita. Suite à ce mouvement de contestation, « ils avaient alors reçu des assurances pour la réouverture des carrières de Mayrouba et Hrajel à la condition d'ôter les camions postés en travers de la route ». La source indique que « les camionneurs ont alors dégagé la route, mais les carrières n'ont rouvert qu'un jour », ce qui a poussé à l'escalade qui « n'est pas près de s'arrêter ».
Notons dans ce cadre que les Forces de sécurité intérieure ont renforcé hier leurs mesures de sécurité dans la région de Zouk Mosbeh en prévision d'un nouveau sit-in prévu dans les prochaines 48 heures.


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