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Économie

Croissance en zone euro : rien ne sert de courir...

On connaît déjà la croissance du PIB au T3 en Espagne (+0,8 % t/t), Belgique (0,2 %) et Autriche (0,1 %). Sur ces 18 % ainsi représentés, la croissance a un peu freiné vs T2. Dans les trois grands pays (65 % du total), la consommation était robuste durant l'été et le climat des affaires s'est soit stabilisé un bon niveau, soit redressé. La production industrielle a rebondi en France (+0,3 % t/t) et en Italie (+0,4 %), les données allemandes étant, il est vrai, plus faibles (-0,2 %). Mais les commentaires récents de la Bundesbank restaient confiants. Au total, le consensus attend une hausse du PIB réel de 0,3 % en Allemagne, en France et en Italie. En fonction des arrondis, la croissance de la zone se situerait à 0,3-0,4 %. Comment interpréter ce chiffre ? La réaction instinctive serait de voir le mauvais côté des choses : pas d'accélération vs T2, malgré l'accumulation de facteurs positifs (pétrole, euro, BCE). Il est permis de voir les choses autrement. Tout d'abord, la zone euro est partie pour faire 1,7 % de croissance en 2015, vs 0,9 % en 2014. De plus, son potentiel est bas, autour de 1 %. On ne peut pas se satisfaire d'un tel niveau, mais en attendant que des réformes redressent le potentiel, notons qu'on le dépasse, ce qui réduit le chômage et le déficit public. À suivre, même si c'est anecdotique, le PIB grec : il avait bondi au T2, les gens stockant de tout en attendant le Grexit. La correction des stocks au T3 risque de peser lourdement. Même si le poids du pays est minime (≈2 %), cela pourrait retirer un peu à l'agrégat européen.

Cet article est réalisé par Fidus

On connaît déjà la croissance du PIB au T3 en Espagne (+0,8 % t/t), Belgique (0,2 %) et Autriche (0,1 %). Sur ces 18 % ainsi représentés, la croissance a un peu freiné vs T2. Dans les trois grands pays (65 % du total), la consommation était robuste durant l'été et le climat des affaires s'est soit stabilisé un bon niveau, soit redressé. La production industrielle a rebondi en France (+0,3 % t/t) et en Italie (+0,4 %), les données allemandes étant, il est vrai, plus faibles (-0,2 %). Mais les commentaires récents de la Bundesbank restaient confiants. Au total, le consensus attend une hausse du PIB réel de 0,3 % en Allemagne, en France et en Italie. En fonction des arrondis, la croissance de la zone se situerait à 0,3-0,4 %. Comment interpréter ce chiffre ? La réaction instinctive serait de voir le mauvais...
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