Le président de la Chambre recevant l’ambassadeur US. Photo Dalati et Nohra
L'ambassadeur américain par intérim, Richard Jones, a réitéré hier « l'engagement des États-Unis aux côtés du Liban à travers leur appui militaire et humanitaire, et leur soutien aux valeurs démocratiques communes ».
M. Jones a rencontré dans ce cadre le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné et s'est rendu au Grand Sérail pour une visite au Premier ministre, Tammam Salam, au terme de laquelle il a fait état de « plans établis par la Maison-Blanche pour aider le Liban dans la défense de ses frontières contre l'extrémisme violent ». Il a évoqué en outre « l'octroi, d'ici à un an, de 150 millions de dollars au Liban, faisant de ce pays le 6e plus gros bénéficiaire de financement militaire américain ». Le diplomate a en outre annoncé que les États-Unis continueront à équiper et moderniser l'armée libanaise pour « consolider ses capacités à affronter l'extrémisme et l'aider à remplir ses responsabilités de seule entité légale et légitime de défense du territoire et du peuple libanais ».
M. Jones a également indiqué que son pays restera « un allié stable du Liban face aux menaces liées à l'afflux des réfugiés syriens », rappelant que les États-Unis ont, depuis le début de la crise syrienne, offert près d'un milliard de dollars aux différents organismes libanais en proie aux vagues de déplacés.
Le diplomate américain a conclu sa déclaration en invitant les responsables politiques libanais à « œuvrer ensemble pour mettre fin à la paralysie politique », affirmant que la stabilité intérieure ne peut être « achetée ou établie de l'extérieur ».
Notons que le Premier ministre a par ailleurs reçu hier l'ambassadeur des Émirats arabes unis, Hamad Saïd Chamsi, avec lequel il a évoqué les derniers développements dans la région.
À Aïn el-Tiné
Par ailleurs, le chef du Parlement, Nabih Berry, a reçu hier à Aïn el-Tiné l'ambassadeur britannique, Hugo Shorter, qui lui a transmis un message du Premier ministre David Cameron, l'assurant de son soutien à « ses efforts pour mener le dialogue national en vue de consolider la stabilité interne ». M. Shorter a également fait part du souci du Premier ministre britannique de voir les responsables libanais « œuvrer à la dynamisation des institutions constitutionnelles et l'élection d'un président de la République ».
Le diplomate britannique a en outre affirmé l'engagement de la Grande-Bretagne aux côtés du Liban, notamment pour ce qui a trait à « l'entraînement et l'armement de l'armée libanaise », soulignant que son pays « condamne l'agression dont a été la cible l'armée libanaise, jeudi, à Ersal ».
M. Shorter a affirmé également « l'importance d'activer les dossiers essentiels liés aux besoins vitaux et quotidiens des Libanais », avant d'évoquer enfin le dossier des réfugiés syriens. Il a indiqué sur ce point que son pays a décidé d'accroître sa participation à l'octroi de dons au Liban sur une période de trois ans.

