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Syrie: Giscard juge "très imprudent" de faire du départ d'Assad un préalable

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a prôné mardi un "cessez-le-feu général" en Syrie, à l'exception du groupe Etat islamique, et jugé "très imprudent" d'ériger en préalable le départ de Bachar el-Assad.

"Il y a deux guerres en Syrie: une guerre entre le pouvoir politique incarné par Bachar el-Assad et ceux qui le soutiennent - qui contrairement à ce que l'on dit souvent sont assez nombreux - et les révolutionnaires qui voudraient un régime plus démocratique et plus ouvert. Vous avez ensuite une guerre avec Daech", a rappelé M. Giscard d'Estaing sur RTL.

L'ancien président français prône, premièrement "la paix entre tout le monde sauf Daech" pour parvenir à "un cessez-le-feu général". "Deuxièmement, une conférence sur l'organisation politique de la Syrie" et "troisièmement des élections".

Pour éradiquer Daech, "on commence d'abord par faire la paix entre les autres, les quatre composantes que sont les Sunnites, les Chiites, les Alaouites et les Kurdes et ceux-là, on les amène à trouver un accord entre eux, un cessez-le-feu. Ensuite on fait une conférence pour organiser l'avenir politique de la Syrie et se posera alors le problème de Bachar el-Assad. Et parallèlement tout le monde continue la guerre contre Daech", a développé VGE.

Pour M. Giscard d'Estaing, "l'erreur que commettent certains commentateurs, c'est de dire +Il faut commencer par faire partir Bachar al-Assad+. C'est très imprudent. C'est ce qu'on a fait en Irak avec Saddam Hussein, c'est ce qu'on a fait en Libye avec le dictateur (Kadhafi, NDLR) et on a vu le résultat. Actuellement, la grande ville de Syrie, Damas, reste une ville paisible, en tout cas assez paisible. Si on faisait partir Bachar el-Assad, elle entrerait dans la tourmente".

L'ancien président n'a pas mentionné François Hollande, pour qui "rien ne doit être fait pour conforter Bachar el-Assad" et qui a exclu mercredi que le président syrien puisse prendre part à une élection future. Assad "n'a pas un droit sur le pouvoir". Mais il "est au pouvoir, et actuellement il représente dans le système à mettre en place la communauté alaouite qui est une des plus importantes et plusieurs minorités qui sont persécutées", a ajouté VGE.

L'ancien président français s'est dit "optimiste" après la conférence de Vienne. "Le fait que l'on puisse mettre ensemble les Américains, les Russes, les Iraniens, les Arabes saoudiens et les Européens ensemble, cela permet pour la première fois de traiter sérieusement le problème de la paix en Syrie".

Par ailleurs, M. Giscard d'Estaing a pointé "un problème dans l'intervalle" du règlement de cette crise: "La frontière avec l'Irak. Il est probable que la Syrie n'est pas capable en fait d'assurer la sécurité de cette frontière. Peut-être faudra-t-il envisager un système de casques bleus sur cette frontière".

S'agissant des migrants affluant en Europe, l'ancien président, qui avait dû gérer la crise des boat-people partis d'Asie du Sud-Est à la fin des années 1970, estime que "la solution temporaire, c'est d'accueillir naturellement les réfugiés, c'est-à-dire les gens qui sont chassés de chez eux, menacés de mort ou de persécution, qu'il faut accueillir, aider à vivre, et organiser de telle manière qu'ils puissent le moment venu retourner chez eux"

"Ils devraient plutôt rester en Turquie" ou "le plus proche possible", "ce qui suppose un accord semble-t-il assez difficile, mais nous avons quand même des moyens de pression et surtout on peut financer entièrement l'action en Turquie", a-t-il dit.

L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a prôné mardi un "cessez-le-feu général" en Syrie, à l'exception du groupe Etat islamique, et jugé "très imprudent" d'ériger en préalable le départ de Bachar el-Assad."Il y a deux guerres en Syrie: une guerre entre le pouvoir politique incarné par Bachar el-Assad et ceux qui le soutiennent - qui contrairement à ce que l'on dit souvent sont assez nombreux - et les révolutionnaires qui voudraient un régime plus démocratique et plus ouvert. Vous avez ensuite une guerre avec Daech", a rappelé M. Giscard d'Estaing sur RTL.L'ancien président français prône, premièrement "la paix entre tout le monde sauf Daech" pour parvenir à "un cessez-le-feu général". "Deuxièmement, une conférence sur l'organisation politique de la Syrie" et "troisièmement des élections".Pour éradiquer...