Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'est entretenu dimanche des questions de sécurité avec le président de l'Ouzbékistan, voisin de l'Afghanistan, avant une recontre d'un format inédit avec ses cinq homologues d'Asie centrale.
Le chef de la diplomatie américaine a été reçu par le président Islam Karimov à Samarkand, deuxième étape d'une tournée dans les cinq ex-républiques d'Asie centrale, zone d'influence traditionnelle de la Russie qui s'inquiète du désengagement américain d'Afghanistan mais aussi de la montée en puissance du groupe Etat islamique.
"Nous devons parler des difficultés auxquelles nous sommes confrontés concernant la sécurité", a déclaré M. Kerry, soulignant que l'Ouzbékistan était frontalier de l'Afghanistan. Les deux responsables se sont ensuite entretenus à huis clos.
La rencontre du secrétaire d'Etat avec M. Karimov, 77 ans, qui dirige l'Ouzbékistan d'une main de fer depuis son indépendance il y a un quart de siècle, risque de provoquer les critiques des organisations de défense des droits de l'Homme. Selon le rapport 2014 sur la situation des droits de l'Homme du département d'Etat, la torture et la corruption sont communes dans le pays et les élections truquées.
M. Kerry a affirmé qu'il n'hésiterait pas à critiquer ses interlocuteurs pendant sa tournée en Asie centrale. Mais il n'a pas évoqué la question des droits de l'Homme en s'adressant à la presse, aux côtés de M. Karimov.
"La situation des droits de l'Homme en Ouzbékistan est terrible", affirme Human Rights Watch, l'une des ONG qui ont demandé à M. Kerry d'évoquer ce dossier lors de sa tournée.
Samedi à Bichkek, le secrétaire d'Etat avait dû apaiser la colère des autorités kirghizes concernant l'attribution par le département d'Etat l'été dernier d'un prix au militant Azimjon Askarov, emprisonné après avoir été accusé d'être impliqué dans la mort d'un policier.
M. Kerry devait déjeuner avec ses homologues du Kirghizstan, d'Ouzbékistan, du Kazakhstan, du Tadjikistan et du Turkménistan, et tenir la première réunion, dite de format (C+1) avec les ministres de ces cinq pays d'Asie centrale. La région a accueilli au plus fort des hostilités en Afghanistan des bases utilisées par les forces de l'Otan mais qui ont été depuis fermées. Washington cherche à rassurer ces pays qu'ils ne seront pas oubliés malgré tout, surtout au moment où ils voient monter la menace de l'EI.
Entre 2.000 et 4.000 personnes originaires d'Asie centrale ont rejoint les rangs de l'Etat islamique, selon le cercle de réflexion International Crisis Group. La Russie, qui mène depuis un mois une campagne intensive de bombardements en Syrie, surveille d'ailleurs de près ce qui se passe en Asie Centrale, comme les Etats-Unis.
Le chef de la diplomatie américaine a été reçu par le président Islam Karimov à Samarkand, deuxième étape d'une tournée dans les cinq ex-républiques d'Asie centrale, zone d'influence traditionnelle de la Russie qui s'inquiète du désengagement américain d'Afghanistan mais aussi de la montée en puissance du groupe Etat islamique.
"Nous devons parler des difficultés auxquelles nous sommes confrontés concernant la sécurité", a déclaré M. Kerry, soulignant que l'Ouzbékistan était frontalier de l'Afghanistan. Les deux responsables se sont ensuite entretenus à huis clos.
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