Un député arabe israélien a annoncé mercredi sur les réseaux sociaux s'être rendu sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est malgré l'interdit édicté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Le Premier ministre israélien a interdit début octobre aux ministres et aux députés israéliens de se rendre sur l'esplanade afin de supprimer un facteur de tensions sur ce site ultra-sensible. La mesure s'appliquait à tous mais semblait surtout viser les membres juifs du gouvernement et du parlement, dont les visites sont largement interprétées comme des provocations par les Palestiniens. Mais l'interdit a indigné les députés arabes israéliens, solidaires des Palestiniens.
Basel Ghattas, membre du groupe des partis arabes unifiés (13 parlementaires sur 120) à la Knesset, s'est rendu sur l'esplanade pour adresser un message au Premier ministre, a-t-il dit sur son compte Facebook où il publie des photos et une vidéo de sa visite. "Je suis entré ce matin à Al-Aqsa malgré Netanyahu", a-t-il dit en désignant l'esplanade par l'une des mosquées qui s'y trouvent et qui lui donne souvent son nom.
Cette visite est un geste d'autant plus politique que M. Ghattas n'est pas musulman, mais chrétien.
"Ce n'est pas à Israël de décider qui n'a pas le droit d'entrer sur l'esplanade", a-t-il dit. Israël "continue à changer le statu quo (les règles non-écrites qui régissent l'esplanade) et à imposer les règles de l'occupant".
Son initiative a été dénoncée par le ministre israélien de la sécurité publique Gilad Erdan comme une "provocation ignoble" qui ""peut inciter à la violence et conduire au meurtre".
L'esplanade est le troisième lieu saint de l'islam et le site le plus sacré du judaïsme. Le soupçon qu'Israël veuille changer le "statu quo", autoriser les juifs à y prier et à terme prendre le contrôle du site passe pour un déclencheur primordial des violences récentes. L'esplanade est sous la garde de la Jordanie mais Israël, qui a annexé et occupe Jérusalem-Est, en contrôle tous les accès et y fait la police. M. Netanyahu affirme constamment son engagement à maintenir le "statu quo".
Le Premier ministre israélien a interdit début octobre aux ministres et aux députés israéliens de se rendre sur l'esplanade afin de supprimer un facteur de tensions sur ce site ultra-sensible. La mesure s'appliquait à tous mais semblait surtout viser les membres juifs du gouvernement et du parlement, dont les visites sont largement interprétées comme des provocations par les Palestiniens. Mais l'interdit a indigné les députés arabes israéliens, solidaires des Palestiniens.
Basel Ghattas, membre du groupe des partis arabes unifiés (13 parlementaires sur 120) à la Knesset, s'est rendu sur l'esplanade pour adresser un...


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