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Moyen Orient et Monde - Syrie

L’EI progresse dans Safireh, une ville-clé tenue par le régime

Les Émirats arabes unis et l'Égypte ont plaidé hier pour « une solution politique », sans évoquer le sort d'Assad.

Des forces de l’armée loyaliste à l’est de la ville d’Alep, en Syrie, le 24 octobre 2015. George Ourfalian/AFP

Le groupe État islamique a avancé, hier, jusqu'à la périphérie d'un fief militaire des forces gouvernementales syriennes dans le nord du pays, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « L'EI a brisé les lignes de défense du régime à Safireh, bastion militaire le plus important pour le régime dans les régions sud de la province d'Alep », a déclaré à l'AFP le directeur de l'observatoire, Rami Abdel Rahmane. Le régime contrôle plusieurs « grands » dépôts d'armes à l'intérieur de Safireh, a-t-il précisé, ajoutant que l'EI et les forces gouvernementales étaient engagés dans des combats violents aux abords de la ville. L'EI a également indiqué, dans un communiqué publié sur Internet, que « les premières lignes de défense du régime sont tombées » autour de Safireh, affirmant en outre que des combattants du groupe jihadiste s'étaient emparés de plusieurs quartiers à l'intérieur de la ville. Une source militaire a confirmé à l'AFP que les forces gouvernementales avaient perdu le contrôle de secteurs autour de Safireh, « conséquence d'une attaque de Daech », un acronyme arabe de l'EI.
Parallèlement, l'armée russe qui soutient le régime syrien face aux rebelles a annoncé le suicide d'un de ses soldats stationnés en Syrie, première perte officielle russe sur le sol syrien depuis le début de l'intervention militaire fin septembre. « Le soldat professionnel, déployé sur la base aérienne de Hmeimim en tant que technicien, s'est suicidé lors d'une permission », a indiqué une source au sein du ministère russe de la Défense, citée par l'agence Interfax. « Selon les premières informations obtenues notamment par l'analyse des messages sur son téléphone, sa mort est liée à des problèmes avec une fille dans sa vie privée », a-t-elle poursuivi, ajoutant qu'une enquête avait été ouverte. Les parents du soldat ont toutefois déclaré ne pas croire la version officielle de l'armée.
Le chef du Pentagone, Ashton Carter, a, de son côté, affirmé hier devant la commission des Forces armées du Sénat que les États-Unis vont intensifier leurs bombardements aériens contre les jihadistes de l'EI, et n'excluent pas de mener d'autres « actions directes au sol ».

L'ASL dément
Sur le plan diplomatique, les Émirats arabes unis et l'Égypte ont plaidé hier pour « une solution politique » en Syrie, sans évoquer le sort du président Bachar el-Assad, dont le départ est posé comme un préalable à tout règlement par l'Arabie saoudite, leur allié régional. Selon l'agence officielle Wam, cette position a été exprimée par le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohammad ben Zayed al-Nahyane, lors d'un entretien avec le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, en visite aux Émirats arabes unis. Les deux dirigeants ont souligné la nécessité de parvenir à « un règlement politique de la crise (syrienne), en coordination avec les forces internationales et régionales, afin de garantir la sécurité et l'intégrité de la Syrie ». Un tel règlement doit « concrétiser les aspirations du peuple syrien et consolider sa volonté et ses choix nationaux », a ajouté l'agence, sans évoquer le sort de M. Assad ou le rôle joué par la Russie en Syrie.
De son côté, l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles soutenus par l'Occident) a nié s'être rendue en visite à Moscou, selon les propos rapportés par Reuters des représentants de quatre factions réunies sous cette bannière, démentant là des affirmations relayées par une agence de presse russe.
Un fonctionnaire du ministère russe des Affaires étrangères du nom de Mikhaïl Bogdanov, cité hier par l'agence Interfax, avait déclaré que des délégations de l'ASL s'étaient rendues à plusieurs reprises à Moscou, y compris cette semaine, sur fond de relance des efforts diplomatiques pour tenter de trouver une issue au conflit syrien. Le porte-parole d'Alouiyat Seïf el-Cham, groupe affilié à l'ASL qui opère dans le sud de la Syrie, a dit pour sa part que « rien de ce genre n'a eu lieu nous concernant. Il est impossible pour nous d'accepter d'aller à Moscou et de dialoguer avec eux (les Russes). Nous ne voulons pas de leur aide ».
Enfin, les États-Unis s'attendent à ce que l'Iran soit « invité » à participer à une série de discussions bilatérales et multilatérales sur la crise syrienne, qui doivent se tenir jeudi et vendredi à Vienne, en Autriche, a déclaré hier le porte-parole de la diplomatie américaine, John Kirby, tout en affirmant ne pas savoir si son pays ou un autre allait transmettre l'invitation à Téhéran, ni si ce dernier l'accepterait.
(Source : agences)

Le groupe État islamique a avancé, hier, jusqu'à la périphérie d'un fief militaire des forces gouvernementales syriennes dans le nord du pays, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). « L'EI a brisé les lignes de défense du régime à Safireh, bastion militaire le plus important pour le régime dans les régions sud de la province d'Alep », a déclaré à l'AFP le...
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