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Réfugiés : la Bavière accuse l'Autriche et en appelle à Merkel

Le dirigeant de la Bavière, Horst Seehofer, a vivement attaqué mardi l'Autriche qu'il accuse d'envoyer des milliers de réfugiés vers l'Allemagne sans avertir au préalable les autorités bavaroises et appelé la chancelière allemande Angela Merkel à intervenir.

"Ce comportement de l'Autriche pèse sur les relations entre voisins", a assuré le ministre-président de la Bavière, dans un entretien au quotidien régional Passauer Neue Presse. "On ne peut pas et on ne doit pas se comporter ainsi", a ajouté le dirigeant conservateur.

Les autorités de ce puissant Etat régional, qui, de par sa situation géographique, gère quasiment tout l'afflux de réfugiés à leur arrivée en Allemagne, accusent les Autrichiens de ne pas les informer de l'arrivée de nouveaux migrants, ce qui ne permet pas à la police bavaroise d'organiser leur accueil à temps. Quelque 2.000 migrants sont ainsi arrivés lundi soir à pied en Bavière, en provenance du pays voisin, sans que la police bavaroise n'ait été au préalable informée.

L'Autriche a averti les Allemands que neuf bus devaient franchir la frontière ce mardi, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police, Frank Koller. "Mais de sources inofficielles, nous savons que 22 bus sont en fait en route", a-t-il ajouté regrettant que les Autrichiens ne livrent des informations différentes d'une source à l'autre.

C'est "maintenant le devoir de la chancelière de parler avec l'Autriche", a également jugé M. Seehofer, qui ferraille contre Angela Merkel depuis qu'elle a décidé d'ouvrir en grand les portes de l'Allemagne aux réfugiés fuyant les zones de conflit en Syrie et en Irak, notamment. "La mesure la plus importante qui devrait être prise immédiatement est un coup de fil entre la chancelière et son homologue autrichien, Werner Faymann", selon lui.

Sans fournir le moindre détail concret, M. Seehofer a également fixé un ultimatum à Berlin jusqu'"à la Toussaint", c'est-à-dire dimanche, pour gérer et limiter les arrivées de réfugiés. "Si je n'obtiens pas gain de cause d'ici là, nous devrons réfléchir aux possibilités d'action que nous avons", a-t-il assuré, sans les détailler.

M. Seehofer a déjà brandi la menace de "mesures d'urgence" mais est toujours resté vague sur ce qu'il pourrait décider de faire, une fermeture pure et simple des frontières semblant exclue car n'étant pas du ressort d'un Etat régional.

Le ministre de l'Intérieur de Bavière, Joachim Herrmann, a également porté des coups de griffe contre Vienne, affirmant "n'avoir jamais vécu ça avec l'Autriche", un pays dont la Bavière est culturellement proche et avec qui elle entretient des relations étroites.

Le dirigeant de la Bavière, Horst Seehofer, a vivement attaqué mardi l'Autriche qu'il accuse d'envoyer des milliers de réfugiés vers l'Allemagne sans avertir au préalable les autorités bavaroises et appelé la chancelière allemande Angela Merkel à intervenir."Ce comportement de l'Autriche pèse sur les relations entre voisins", a assuré le ministre-président de la Bavière, dans un entretien au quotidien régional Passauer Neue Presse. "On ne peut pas et on ne doit pas se comporter ainsi", a ajouté le dirigeant conservateur.Les autorités de ce puissant Etat régional, qui, de par sa situation géographique, gère quasiment tout l'afflux de réfugiés à leur arrivée en Allemagne, accusent les Autrichiens de ne pas les informer de l'arrivée de nouveaux migrants, ce qui ne permet pas à la police bavaroise d'organiser leur...