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Liban - Les Archives Racontent...

En flânant dans les rues de Beyrouth...

Dans « L'Orient » du 22 octobre 1962

Dans toutes les villes du monde, les enfants ont des endroits réservés pour jouer. À Beyrouth aussi...

Beyrouth, ville moderne ? Certes. Et même ultramoderne... à condition de regarder vers le haut, vers les gratte-ciel et les enseignes au néon. Mais dès que le regard s'abaisse, le spectacle qui s'offre est celui d'un amas d'ordures.
La scène : les rues, toutes les rues et, de préférence, les artères résidentielles. L'heure : toutes les heures du jour et de la nuit. Les acteurs : les boueurs (invisibles) et les ordures et saletés de tous genres (de plus en plus visibles). Les victimes : vous, moi, nous tous qui croyions qu'une cité de 600 000 âmes ne saurait être – il faut bien le dire – un cloaque, qu'elle a droit à une municipalité et à des municipes consciencieux et vigilants, nous tous qui avions la naïveté de prendre notre ville pour une capitale. Eh bien, tant pis pour nous, il nous faut déchanter : Beyrouth, malgré ses gratte-ciel, ses ministères, ses embouteillages, ses touristes, est un de ces villages perdus où l'autochtone doit s'arranger pour faire bon ménage avec la pourriture, la crasse, la laideur, les insectes variés, les risques (variés eux aussi) d'épidémie...
Non, le tableau n'est pas poussé au noir : les photos que nous publions en témoignent. Elles ont été prises, en l'espace de deux heures, aux quatre coins de la ville, par notre photographe, qui était parti, l'autre jour, en promenade.
Ah ! La jolie promenade...

Beyrouth, ville moderne ? Certes. Et même ultramoderne... à condition de regarder vers le haut, vers les gratte-ciel et les enseignes au néon. Mais dès que le regard s'abaisse, le spectacle qui s'offre est celui d'un amas d'ordures.La scène : les rues, toutes les rues et, de préférence, les artères résidentielles. L'heure : toutes les heures du jour et de la nuit. Les acteurs : les boueurs (invisibles) et les ordures et saletés de tous genres (de plus en plus visibles). Les victimes : vous, moi, nous tous qui croyions qu'une cité de 600 000 âmes ne saurait être – il faut bien le dire – un cloaque, qu'elle a droit à une municipalité et à des municipes consciencieux et vigilants, nous tous qui avions la naïveté de prendre notre ville pour une capitale. Eh bien, tant pis pour nous, il nous faut déchanter :...
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