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Économie - Diplomatie Économique

Xi Jinping au Royaume-Uni, des milliards de dollars en jeu

Parmi les accords attendus de la visite du président chinois, celui portant sur la construction de la centrale nucléaire Hinkley Point C.

Le président chinois Xi Jinping souhaite que sa visite de quatre jours au Royaume-Uni porte les relations sino-britanniques à « de nouveaux sommets ». Eddie Mulholland/Reuters

Le président chinois Xi Jinping a entamé hier en grande pompe une visite d'État de quatre jours au Royaume-Uni marquée par quelques manifestations, au cours de laquelle des accords portant sur plus de 30 milliards de livres (46 milliards de dollars) doivent être signés.
« La Chine et le Royaume-Uni sont de plus en plus interdépendants et partagent de plus en plus d'intérêts communs », a déclaré le président chinois lors d'un discours en mandarin devant le Parlement britannique en milieu d'après-midi. Souhaitant que sa visite, qui intervient dix ans après celle du président Hu Jintao, porte les relations sino-britanniques à « de nouveaux sommets », il a invité les parlementaires britanniques « à venir plus souvent en Chine pour en apprendre plus sur (son) pays et observer ses changements ». « Notre but est d'assurer que tout le monde soit égal devant la loi », a assuré Xi Jinping, qui mène en Chine une campagne anticorruption souvent perçue comme une purge de nature politique pour tenter d'endiguer la corruption endémique au sein du parti unique.
Dans la matinée, le président, accompagné par son épouse Peng Liyuan, avait eu les honneurs d'une parade des gardes équestres, en présence de la reine Elizabeth II, de son mari le duc d'Édimbourg et du prince Charles sur le Mall, la grande artère qui mène au palais de Buckingham.

« Nous sacrifions nos valeurs »
Quelque 200 manifestants du mouvement d'inspiration bouddhiste Falungong et des organisations non gouvernementales Free Tibet et Amnesty International ont tenu trois rassemblements distincts le long du Mall, visibles par le président chinois, pour critiquer la prédominance des intérêts économiques sur les droits de l'homme. Mais leurs sifflets et cris ont été couverts par les cris de joie des milliers de manifestants prochinois au passage de M. Xi, a constaté un journaliste de l'AFP. « Je suis très déçu par les actions du gouvernement britannique », a déclaré à l'AFP Joshua Wong, l'étudiant de 19 ans devenu le visage du mouvement prodémocratie de l'automne 2014 à Hong Kong. « M. Cameron devrait être un leader mondial qui lutte en faveur de la démocratie et des droits de l'homme partout dans le monde », a-t-il ajouté avant de se rendre à la manifestation d'Amnesty. « Je suis choqué que nous sacrifiions nos valeurs (...) pour faire des affaires », a regretté de son côté Fabian Hamilton, député travailliste et président du groupe parlementaire de défense du Tibet.
Sur la question des droits de l'homme, un porte-parole de M. Cameron a affirmé que « rien n'est exclu » et qu'il avait l'intention d'aborder le sujet avec le président chinois.
Selon Downing Street, des accords commerciaux et d'investissements représentant « plus de 30 milliards de livres » (46 milliards de dollars) et la « création de 3 900 emplois » au Royaume-Uni seront signés au cours de cette visite, censée ouvrir « un âge d'or des relations » entre les deux pays, 2e et 5e économie mondiale.

Accord sur Hinkley Point C attendu
L'un des accords majeurs attendus est celui concernant la construction de la centrale nucléaire de Hinkley Point C, dans le sud-ouest de l'Angleterre. Selon le quotidien français Les Échos, EDF aurait trouvé un accord avec ses partenaires chinois pour une participation se montant à 33,5 % dans ce projet de construction. M. Cameron a aussi promis d'évoquer avec M. Xi la situation de la sidérurgie britannique, alors que le groupe indien Tata vient d'annoncer la suppression de 1 200 emplois au Royaume-Uni en mettant en cause le dumping chinois.

(Source : AFP)

Le président chinois Xi Jinping a entamé hier en grande pompe une visite d'État de quatre jours au Royaume-Uni marquée par quelques manifestations, au cours de laquelle des accords portant sur plus de 30 milliards de livres (46 milliards de dollars) doivent être signés.« La Chine et le Royaume-Uni sont de plus en plus interdépendants et partagent de plus en plus d'intérêts communs », a déclaré le président chinois lors d'un discours en mandarin devant le Parlement britannique en milieu d'après-midi. Souhaitant que sa visite, qui intervient dix ans après celle du président Hu Jintao, porte les relations sino-britanniques à « de nouveaux sommets », il a invité les parlementaires britanniques « à venir plus souvent en Chine pour en apprendre plus sur (son) pays et observer ses changements ». « Notre but est...
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