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Économie - Grèce

Le « quartette » des créanciers débarque à Athènes

L'équipe de hauts représentants des créanciers de la Grèce, UE et FMI, est attendue cette semaine à Athènes pour une première évaluation de l'application des réformes dictées au pays pour son maintien sous perfusion financière, contre lesquelles le syndicat du privé GSEE a appelé hier à une grève générale le 12 novembre.
Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Nicola Giammarioli, du Mécanisme européen de stabilité (MES), et Delia Velculescu, du Fonds monétaire international (FMI), doivent s'entretenir avec le ministre Euclide Tsakalotos et d'autres responsables grecs cette semaine, a indiqué le ministère grec des Finances. Les rencontres se dérouleront de demain à vendredi, a précisé à Bruxelles la porte-parole de la Commission européenne pour les Affaires économiques. Il s'agit de la première visite de cette équipe depuis la reconduction au pouvoir du Premier ministre de gauche Alexis Tsipras après les législatives du 20 septembre. Selon la même source européenne, les responsables mèneront des « discussions préparatoires » visant à « ramener sur les rails le train » de l'ajustement grec. Il y a une « pleine coopération » entre Grecs et créanciers, s'est prévalu cette source.
Fin juillet, quinze jours après l'accord passé entre Athènes et ses créanciers sur un nouveau prêt au pays, cette équipe était venue à Athènes pour évaluer les comptes grecs et faire un bilan « des réformes nécessaires pour l'assainissement de l'économie » du pays.
Le Parlement grec a adopté vendredi un nouveau train de mesures de rigueur allant de la hausse des taxes à une nouvelle réduction des retraites.
La loi adoptée met en oeuvre et élargit la feuille de route sur des mesures d'économie adoptées à la mi-août par le Parlement à la suite de l'accord du 13 juillet. Son adoption et son entrée en vigueur sont une condition préalable au versement d'une nouvelle tranche des prêts de deux milliards d'euros.
La Grèce devra adopter en novembre une nouvelle série de réformes, notamment en matière de retraites pour décrocher un milliard supplémentaire. Le gouvernement affiche désormais sa volonté d'aller vite pour regagner ensuite une marge de manœuvre dans sa politique économique.
Mais il n'a pas convaincu le grand syndicat privé du pays, GSEE, qui a appelé hier à une grève générale le 12 novembre, dénonçant une « politique de paupérisation menée sur ordre des créanciers », qui débouche « sur la suppression effective de sécurité sociale ».
Le GSEE a organisé plus d'une dizaine de telles mobilisations contre la cure d'austérité administrée aux Grecs ces dernières années, mais il s'agit de la première grève générale depuis l'arrivée au pouvoir de la gauche du Syriza en janvier.
À court d'argent, la Grèce a reçu en août une première tranche de 13 milliards d'euros (14.7 milliards de dollars) du nouveau prêt de 86 milliards d'euros (97 milliards de dollars) qui lui a été consenti sur trois ans. Cet argent a surtout servi à rembourser des dettes à la BCE et au FMI.
« Il y avait l'espoir d'un premier versement cette semaine, mais cela ne sera finalement pas le cas avant au moins la semaine prochaine », a précisé la même source européenne.
Les créanciers doivent se prononcer plus globalement d'ici à la fin de l'année sur la mise en œuvre des mesures dictées à la Grèce en vue de l'ouverture voulue par Athènes de discussions sur une restructuration de la dette publique et de la conclusion du processus de recapitalisation du système bancaire.
(Source : AFP)

L'équipe de hauts représentants des créanciers de la Grèce, UE et FMI, est attendue cette semaine à Athènes pour une première évaluation de l'application des réformes dictées au pays pour son maintien sous perfusion financière, contre lesquelles le syndicat du privé GSEE a appelé hier à une grève générale le 12 novembre.Declan Costello, de la Commission européenne, Rasmus Rüffer, de la Banque centrale européenne (BCE), Nicola Giammarioli, du Mécanisme européen de stabilité (MES), et Delia Velculescu, du Fonds monétaire international (FMI), doivent s'entretenir avec le ministre Euclide Tsakalotos et d'autres responsables grecs cette semaine, a indiqué le ministère grec des Finances. Les rencontres se dérouleront de demain à vendredi, a précisé à Bruxelles la porte-parole de la Commission européenne pour les...
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