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Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

« Le souhait » de Boroujerdi... prélude à une solution présidentielle ?

Depuis l'intervention militaire de Moscou en Syrie, l'ambassadeur de Russie au Liban Alexandre Zasypkin dément toute initiative de son pays pour élire un nouveau président de la République, bien que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, mène des contacts avec nombre de personnalités politiques et parlementaires locales concernant l'échéance présidentielle.
M. Zasypkin ne manque pas, en outre, de soulever un intérêt libanais à l'intervention russe en Syrie : la réduction du danger que font peser des organisations terroristes sur le Liban. Cette vision contredit pourtant celle d'officiers iraniens à Damas. Selon eux, l'augmentation des attaques aériennes, avec le soutien des forces terrestres (du régime, du Hezbollah et des gardiens de la révolution), conduira à un déséquilibre qui freinera les opérations contre le régime Assad et ses alliés, d'où la fuite des terroristes vers le Liban, la Jordanie et la Turquie.
C'est dans ce contexte que le président de la Commission parlementaire iranienne de la Sécurité nationale Alaëddine Boroujerdi a averti les responsables libanais de ce danger qu'il ne faudrait pas sous-estimer et appelé les forces armées déployées aux frontières à renforcer leur surveillance. Il a toutefois reconnu que l'armée libanaise est capable d'interdire l'entrée des jihadistes, sans oublier la présence du Hezbollah à certaines frontières libano-syriennes.
Parallèlement, des candidats à la présidence et nombre d'ambassadeurs accrédités au Liban se sont attardés sur le souhait de M. Boroujerdi « de visiter, la prochaine fois, le palais présidentiel ». Selon eux, « si certains pays et chefs de blocs parlementaires considèrent que la clé de l'élection présidentielle est entre les mains de Téhéran, alors le souhait de M. Boroujerdi s'inscrirait dans le cadre d'une solution conduisant à l'élection d'un chef de l'État consensuel, surtout que l'Arabie saoudite ne s'opposera pas à un candidat qui bénéficie de l'accord de toutes les forces politiques (ou de leur majorité). Sans oublier le sommet franco-iranien prévu à la mi-novembre à Paris, censé aborder lui aussi ce sujet délicat. « Il faut élire un président qui renforcerait la stabilité politique pour immuniser le pays contre les conséquences de la crise syrienne », estiment-ils.

Depuis l'intervention militaire de Moscou en Syrie, l'ambassadeur de Russie au Liban Alexandre Zasypkin dément toute initiative de son pays pour élire un nouveau président de la République, bien que le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, mène des contacts avec nombre de personnalités politiques et parlementaires locales concernant l'échéance présidentielle.M. Zasypkin ne manque pas, en outre, de soulever un intérêt libanais à l'intervention russe en Syrie : la réduction du danger que font peser des organisations terroristes sur le Liban. Cette vision contredit pourtant celle d'officiers iraniens à Damas. Selon eux, l'augmentation des attaques aériennes, avec le soutien des forces terrestres (du régime, du Hezbollah et des gardiens de la révolution), conduira à un déséquilibre qui...
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