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Sport - Masters 1000 De Shanghai

Novak Djokovic, le cannibale

Le Serbe a conquis le titre pour la troisième fois en quatre ans, ne laissant aucune chance à Jo-Wilfried Tsonga hier en finale.

Largement dominé, Tsonga ne pouvait que rendre hommage à Djokovic : « C’est impressionnant. Aujourd’hui, il n’y a rien à dire. Il était bien plus fort que n’importe qui. » Johannes Eisele/AFP

Novak Djokovic, toujours pas rassasié, a tout englouti sur son passage lors du Masters 1000 de Shanghai, qu'il a conquis pour la troisième fois en quatre ans, ne laissant aucune chance à Jo-Wilfried Tsonga hier en finale.
Le Français s'est bien battu mais le n° 1 mondial, lauréat de son neuvième trophée cette saison – le 57e de sa carrière – était tout simplement trop fort et s'est imposé en deux sets (6-2, 6-4) et 1h18min. « J'ai l'impression d'avoir tout bien fait aujourd'hui. J'ai remporté bon nombre de mes jeux de service assez facilement. Je l'ai empêché d'installer son rythme », a apprécié Djokovic, breaké une seule fois.
Tombeur cette semaine de deux « top 10 », le Sud-Africain Kevin Anderson (10e) puis Rafael Nadal (7e), redevenu conquérant, Tsonga arrivait en confiance. Mais pour battre ce Djokovic-là, au firmament de sa carrière à 28 ans, il faut livrer le match de sa vie. Rares sont les joueurs à l'avoir battu cette année dans les grands tournois : Roger Federer à Cincinnati, Andy Murray au Canada, Stan Wawrinka à Roland-Garros. Si « Stanimal » ne l'avait pas stoppé en finale à Paris, « Djoko » aurait réalisé ce grand chelem calendaire qui se refuse aux tout meilleurs, même Federer et Nadal, depuis le légendaire Rod Laver en 1969.

Peut mieux faire
Cette année, Djokovic a cannibalisé le circuit professionnel. Il a remporté Melbourne, Wimbledon, l'US Open, quatre autres Masters 1000 (Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Rome) et le tournoi de Pékin dimanche dernier en balayant Nadal en finale (6-2, 6-2). Il a aussi battu le record de points de l'histoire de l'ATP avec un total de 16 145 après son succès à New York mi-septembre. En réalisant un troisième doublé chinois, après ceux de 2012 et 2013, le Serbe a rendu sa saison encore plus démentielle.
En cas de troisième succès consécutif à Paris-Bercy, il deviendrait le seul joueur de l'histoire à conquérir six Masters 1000 en une année (il en compte 25 au total, à deux longueurs du record de Nadal). Et s'il remporte, en outre, le Masters (15-22 novembre) à Londres, il ferait plus fort que lors de la saison 2011, où il avait explosé avec 10 titres, dont trois majeurs. Sa saison serait peut-être encore meilleure que la plus faste de Federer, l'homme aux 17 titres majeurs.
Tsonga ne pouvait que rendre hommage à Djokovic, invaincu depuis 17 matches et qui n'a pas lâché un set lors des dix derniers : « Peu de joueurs sont capables de réaliser ça. C'est impressionnant. Aujourd'hui, il n'y a rien à dire. Il était bien plus fort que n'importe qui. » « Il est tellement régulier. Vous devez être dans votre meilleure forme pour le battre. Et chacun sait que c'est difficile d'être au top à chaque match », a ajouté le Français, qui a disputé sa première finale en Masters 1000 depuis son titre au Canada en août 2014.
« JWT » n'a toutefois pas à rougir de sa défaite après cette belle semaine qui lui permet de grimper de la 15e à la 9e place à la « Race », le classement qui compte pour la qualification au Masters. Il serait peut-être plus haut encore s'il n'avait été éloigné des courts pendant onze semaines en début de saison pour soigner son avant-bras droit : « Je suis satisfait. Revenir à un tel niveau a été long. Cela me donne la force de continuer à travailler pour accomplir encore de belles choses. »

(Source : AFP)

 

Novak Djokovic, toujours pas rassasié, a tout englouti sur son passage lors du Masters 1000 de Shanghai, qu'il a conquis pour la troisième fois en quatre ans, ne laissant aucune chance à Jo-Wilfried Tsonga hier en finale.Le Français s'est bien battu mais le n° 1 mondial, lauréat de son neuvième trophée cette saison – le 57e de sa carrière – était tout simplement trop fort et s'est imposé en deux sets (6-2, 6-4) et 1h18min. « J'ai l'impression d'avoir tout bien fait aujourd'hui. J'ai remporté bon nombre de mes jeux de service assez facilement. Je l'ai empêché d'installer son rythme », a apprécié Djokovic, breaké une seule fois.Tombeur cette semaine de deux « top 10 », le Sud-Africain Kevin Anderson (10e) puis Rafael Nadal (7e), redevenu conquérant, Tsonga arrivait en confiance. Mais pour battre ce...
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