Le nombre de migrants présents dans la "Jungle", immense bidonville de Calais, dans le nord de la France, a doublé en trois semaines, passant de 3.000 à "entre 5.500 et 6.000", ont indiqué dimanche les autorités locales.
Cet afflux s'explique principalement par "la difficulté de passer en Grande-Bretagne" après les nombreux travaux de sécurisation du site d'Eurotunnel et de la rocade menant au port de Calais, avec la pose d'impressionnants grillages, a expliqué à l'AFP la préfète Fabienne Buccio. Face à la difficulté de traverser la Manche, les migrants "se sédentarisent et certains sont là depuis huit mois", a-t-elle souligné.
La "Jungle", située à environ une heure à pied du centre-ville dans une lande proche de la mer et balayée par les vents, a également accueilli des migrants en provenance de camps à Téteghem et Grande-Synthe, où "la pression policière" s'est accrue, a-t-elle ajouté.
La "Jungle" ressemble désormais "plus à un village organisé qu'à un camp de toile", selon Mme Buccio. Des écoles, églises, mosquées, salons de coiffures, restaurants ou encore épicerie, de bric et de broc, ont fait leur apparition dans ce camp qui jouxte un centre d'accueil où des repas gratuits sont distribués quotidiennement.
Selon elle, la population a changé. "Avant, les migrants provenaient essentiellement de la corne de l'Afrique. Maintenant, il y a beaucoup d'Irakiens, d'Iraniens et de Syriens qui arrivent en famille, avec femmes et enfants."
Vendredi, un migrant est mort percuté par un train de marchandises sur le site du tunnel sous la Manche, portant à seize le nombre d'étrangers tués depuis le 26 juin dans le Calaisis en essayant de rallier l'Angleterre.
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France : le nombre de migrants a doublé à Calais, à près de 6.000 personnes
AFP / le 18 octobre 2015 à 12h51


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