Le programme américain d'entraînement de rebelles syriens, qui a été un fiasco, était "dingue", a estimé jeudi l'ancien secrétaire à la Défense Robert Gates qui a plaidé pour l'établissement d'une zone de sécurité en Syrie.
"Je crois que l'idée d'entraîner des gens à l'extérieur (de la Syrie, NDLR) et de les renvoyer est dingue, ça ne peut pas marcher", a déclaré Robert Gates dans une interview diffusée jeudi soir par Fox News.
L'administration Obama, contrainte de constater l'échec cuisant de son programme de formation de rebelles modérés en Syrie, avait annoncé la semaine dernière qu'elle y mettait fin et se concentrerait désormais sur la fourniture d'armes à des groupes triés sur le volet.
Lancé au début de l'année par les Etats-Unis, le programme de formation et d'équipement, doté de 500 millions de dollars, devait concerner environ 5.000 rebelles syriens par an pour combattre en Syrie les jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Mais il a été un véritable fiasco et n'a permis de former que quelques dizaines de combattants.
M. Gates, ancien chef de la CIA et qui a été secrétaire à la Défense sous le président Obama et son prédécesseur George W. Bush, a estimé que l'engagement américain dans le conflit syrien devrait rester "limité" et s'est prononcé contre l'envoi de "troupes au sol". "Le seul moyen d'endiguer le flot humain, le désastre humanitaire, est une sorte de zone de sécurité et je crois que cela est faisable", a-t-il ajouté.
L'hypothèse d'une zone d'exclusion aérienne en Syrie, réclamée par la Turquie, est régulièrement évoquée depuis 2012, sans que cela ait jamais abouti, l'administration américaine -- Maison Blanche, Pentagone et département d'Etat -- paraissant divisée sur le sujet.
M. Gates a affirmé par ailleurs que le président Obama se méfiait des militaires, ce qui était "particulièrement vrai pour l'Afghanistan". Le président Obama a annoncé jeudi le maintien de plusieurs milliers de soldats américains en Afghanistan au-delà de 2016, jugeant cette présence indispensable pour aider des forces afghanes encore trop fragiles, alors que leur retrait était prévu d'ici fin 2016.
"Je crois que l'idée d'entraîner des gens à l'extérieur (de la Syrie, NDLR) et de les renvoyer est dingue, ça ne peut pas marcher", a déclaré Robert Gates dans une interview diffusée jeudi soir par Fox News.
L'administration Obama, contrainte de constater l'échec cuisant de son programme de formation de rebelles modérés en Syrie, avait annoncé la semaine dernière qu'elle y mettait fin et se concentrerait désormais sur la fourniture d'armes à des groupes triés sur le volet.
Lancé au début de l'année par les Etats-Unis, le programme de formation et d'équipement, doté de 500 millions...


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