La femme d'un ancien agent de la CIA, condamné en mai pour avoir transmis à un journaliste des informations classifiées, a réclamé jeudi le pardon du président américain Barack Obama.
Le gouvernement américain cherche "à punir un homme qui a eu l'audace de (...) se battre pour ses droits constitutionnels", a affirmé Holly Sterling lors d'une conférence de presse à Washington, aux côtés de militants soutenant les informateurs lanceurs d'alerte et la liberté de la presse.
La condamnation de Jeffrey Sterling se base seulement sur des "métadonnées" indiquant qu'il avait été en contact avec le journaliste par téléphone et par email, soutient la femme de l'agent, qui plaide son innocence et affirme que son mari "aimait son travail à la CIA et aimait son pays".
Inculpé en décembre 2010 et arrêté en janvier 2011, Jeffrey Sterling a été condamné le 11 mai à trois ans et demi de prison après avoir été reconnu coupable par un jury d'avoir transmis des informations classifiées à un journaliste du New York Times. Il avait fourni en 2003 au journaliste James Risen des informations sur une opération de la CIA concernant le nucléaire iranien, publiées en 2006 dans le livre du reporter "State of War". Les procureurs ont fait pression sur James Risen pour qu'il révèle ses sources, ce qu'il a toujours refusé de faire.
La condamnation de cet agent marque une victoire pour l'administration Obama contre les informateurs lanceurs d'alerte, au premier rang desquels figure Edward Snowden, actuellement réfugié en Russie, qui avait révélé en juin 2013 l'ampleur des programmes de surveillance menés par le gouvernement américain.
Pour Jesselyn Radack, avocate du groupe de défense des lanceurs d'alerte Expose Facts, il s'agit d'une "grossière erreur judiciaire". Selon elle, l'administration Obama cherche à empêcher quiconque de révéler des informations susceptibles d'être embarrassantes, même si elles relèvent de l'intérêt général.
Delphine Halgand, directrice de Reporters sans frontières (RSF) aux Etats-Unis, s'est dite "très inquiète" de cette affaire qui, selon elle, crée un précédent car Jeffrey Sterling "a été condamné sur des preuves indirectes. Seules des métadonnées ont été rendues publiques". La justice américaine a "choisi d'en faire un exemple pour mettre en garde les gens qui parlent aux journalistes", estime-t-elle.
Le gouvernement américain cherche "à punir un homme qui a eu l'audace de (...) se battre pour ses droits constitutionnels", a affirmé Holly Sterling lors d'une conférence de presse à Washington, aux côtés de militants soutenant les informateurs lanceurs d'alerte et la liberté de la presse.
La condamnation de Jeffrey Sterling se base seulement sur des "métadonnées" indiquant qu'il avait été en contact avec le journaliste par téléphone et par email, soutient la femme de l'agent, qui plaide son innocence et affirme que son mari "aimait son travail à la CIA et aimait son pays".
Inculpé en décembre 2010 et arrêté en janvier 2011,...


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