Le président iranien Hassan Rohani a répondu à son homologue français François Hollande, concernant le déblocage de la présidentielle au Liban, que cette question « nécessite encore plus de débats, et ma visite à Paris en novembre prochain sera l'occasion de parachever l'étude de ce dossier ». Cette réponse prouve une fois de plus que l'Iran continue de tenir entre ses mains le sort de cette échéance, dont elle use comme une carte de pression politique dans le cadre du règlement de la crise syrienne. Et la position de Téhéran est de plus en plus dure, surtout avec l'intervention militaire russe en Syrie.
D'aucuns considèrent, dans ce cadre, que les derniers propos du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah – selon lesquels il n'y aura pas d'élection présidentielle à l'heure actuelle parce que les circonstances ne sont pas encore mûres, ainsi que son appel aux participants à la table de dialogue national à passer du dossier présidentiel à celui de la loi électorale et à s'entendre sur une nouvelle formule basée sur la représentation proportionnelle –, reflètent parfaitement cette posture. Pour les milieux du 8 Mars, l'appel à l'étude d'une loi électorale est tout à fait justifié : la réforme du système politique, de l'État et des institutions ne commence-t-elle pas par une nouvelle loi garantissant une saine représentation des composantes politiques à la Chambre et qui mettrait fin au règne des rouleaux compresseurs électoraux ? En fait, dans le discours des pôles du 8 Mars, il est clair que le sort de l'élection présidentielle est lié à celui de la crise syrienne et au règlement en cours de discussion. En d'autres termes, il reste actuellement bloqué dans le cadre du bras de fer régional et international qui précède d'ordinaire les négociations. Ainsi, la partie qui maîtrise le quorum, et qui bloque les séances, continue de contrôler cette carte sans concession aucune et sans perspective d'assouplissement. Les tentatives de séparer la crise libanaise de la guerre syrienne ont lamentablement échoué.
Pour certaines parties du 14 Mars, l'initiative Berry de dialogue représente rien moins, dans ce cadre, qu'une tentative de remplir le temps perdu et de maintenir le contact entre les camps politiques, afin de préserver la stabilité et de décrisper les tensions dans la rue. Un pôle du 14 Mars affirme ainsi que deux réunions par jour sont prévues pour le quatrième round de la table de dialogue, fixé aux 6, 7 et 8 octobre courant, l'objectif étant de parvenir à un accord sur la présidence capable de libaniser l'échéance et de profiter du temps perdu. Ce pôle 14 marsiste souligne qu'il est nécessaire de s'entendre sur la question présidentielle avant d'avancer dans l'ordre du jour. Et si le 8 Mars persiste dans sa volonté de passer à une autre question, les représentants du 14 Mars se retireront du dialogue, souligne cette source. Le 14 Mars n'est pas prêt à tomber dans le piège du 8 Mars, en l'occurrence celui de faire passer à la sauvette une nouvelle loi électorale parce qu'il serait impossible de s'entendre sur la question présidentielle. D'autant que ce sont le Hezbollah et le CPL, membres du 8 Mars, qui bloquent cette échéance, en dépit des tentatives de ce camp de rejeter la responsabilité sur le 14 Mars, en blâmant l'Arabie saoudite et la candidature de Samir Geagea pour le blocage. Conscient de la gravité de la situation et de la possibilité d'un effondrement du dialogue, Nabih Berry se dit déterminé à trouver des solutions.
En fait, à travers le blocage de la présidentielle libanaise, l'Iran cherche à pousser Washington à dialoguer sur l'après-accord sur le nucléaire iranien, c'est-à-dire sur les dossiers politiques de la région. Or les États-Unis ont déjà affiché leurs réserves vis-à-vis d'un dialogue avec la Russie et l'Iran sur ces dossiers, notamment les cas syrien et libanais. À l'Onu, Barack Obama est revenu à la charge sur la nécessité du départ de Bachar el-Assad et l'avènement d'un nouveau président syrien pour le début, pratiquement, de la lutte contre Daech. Pour Moscou, c'est plus simple : Assad doit être le héros incontournable de la bataille contre le terrorisme. Entre ces deux points antinomiques, les chefs de la diplomatie des deux pays tentent de trouver une solution.
La situation fait dire au président des Forces libanaises, Samir Geagea, qu'il ne voit aucune lueur d'espoir poindre à l'horizon concernant la présidentielle, sans exclure cependant des surprises, possibles, selon lui, à tout moment. La dynamique locale, affirme M. Geagea, est dénuée de toute perspective, parce que les différentes parties internes camperont sur leurs positions. Les solutions éventuelles proposées contreviennent à la Constitution, souligne-t-il, or il est impératif, selon lui, de respecter la Loi fondamentale, les lois et les règlements, et de les appliquer pour que l'action de l'État rentre dans l'ordre.
La solution passerait nécessairement par un accord saoudo-iranien. Or la rencontre prévue entre les chefs de la diplomatie des deux pays à New York a été annulée au lendemain du drame de La Mecque, sans qu'une autre date soit fixée. Washington s'emploierait à tenter de lever les obstacles qui continuent d'empêcher la mise en place d'un climat d'ouverture entre Riyad et Téhéran, mais il va de soi que les relations s'enveniment au lieu de s'améliorer, surtout après les échanges d'accusations entre les deux pays au sujet de l'incident meurtrier de Mina, Riyad ayant accusé Téhéran d'être à l'origine de l'affaire, et de ne pas en être à sa première tentative dans ce genre de manipulation durant la saison du pèlerinage. Téhéran n'a pas non plus mâché ses mots, accusant l'Arabie et appelant à placer le hajj sous administration indépendante et collective des pays islamiques. La polémique révèle en fait la réalité des sentiments que se vouent les deux États, notamment au lendemain de la guerre contre le Yémen.
Qu'à cela ne tienne, un règlement de la crise syrienne serait déjà en train d'être mijoté, sous les auspices russes, ce qui pourrait décrisper quelque peu la situation dans la région, notamment au Liban. Une solution au cas syrien passerait nécessairement par une entente saoudo-iranienne et une volonté commune des deux parties de tourner la page. Le Liban pourrait en profiter, pour élire un président échappant au clivage 14/8 et acceptable par tous.
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Nos simples sbires ex-déshérités épiciers, boutiquiers etc., réalisent avec effroi qu'ils se sont livrés sans "résistance" aux mains de leurs "créanciers" parasitaires Per(s)cés en combattant la Révolution. Leur faillite qui chroniquement se trainait, sera publique déclarée. On ne leur avait laissé tranquille la propriété nominale de leur petit "édredon de voix", que le temps de les jeter sur le champ de bataille contre la Révolution au nom même de cet "édredon" Per(s)cé. Maintenant qu'on avait réglé son affaire à la Révolution, on pouvait régler à son tour son compte au petit épicier ex-déshérité. C’est pour cela qu’on les voient s’exciter pour prouver que s'ils faisaient faillite, ce serait suite à l'arrêt des "bonnes affaires" provoqué par cette "satanée" Révolution, et que leur "affaires" d’épiceries déshéritées marchait bien jusque-là ! On les verra donc exiger, humblement n’est-ce pas, 1 é(r)lection de leur fichu béret…. par 1 é(r)lection à l’unanimité, "à l’amiable", quoi ! Mais le "Grand Intellectuel" boutiquier et épicier ex-déshérité patenté, mahééék, tremblera encore, voyant pointer à l’horizon en sus américain, le spectre ressuscité de 2 New Révolutions accolées ! Examinant lucidement cela, car habitué déjà à la pleutrerie de ces ex-déshérités, l’aSSadique, lui, avec son "créancier" l’haSSine, n’hésitera point et les repoussera d'office implacablement avec son implacable implacabilité toute naturelle d’antan vers l’abîme éhhh déshérité !
11 h 27, le 01 octobre 2015