L'Organisation des Nations Unies (Onu) va inscrire quatre jihadistes britanniques sur sa liste des extrémistes sanctionnés pour leurs liens avec l'organisation de l'État islamique (EI), a annoncé mardi le gouvernement britannique.
Il s'agit de deux femmes et de deux hommes, qui se trouvent en Syrie et seront soumis aux mesures instituées contre les personnes inscrites sur cette liste (gel des avoirs, interdiction de voyager).
"Ces sanctions sont un outil puissant (...). Elles envoient également un message de dissuasion clair pour ceux qui pensent à aller se battre pour l'EI", a déclaré un porte-parole du Premier ministre britannique David Cameron. "Nous allons continuer à examiner si d'autres personnes doivent être soumises à ces sanctions", a-t-il ajouté.
Selon des chiffres officiels, plus de 700 Britanniques seraient partis combattre dans les régions de Syrie et d'Irak contrôlées par l'EI, parmi lesquels près de 300 seraient rentrés au Royaume-Uni. C'est la première fois depuis 2006 que le Royaume-Uni demande à inclure des Britanniques sur la liste noire de l'Onu, qui répertorie des personnes ou des organisations sanctionnées pour leurs liens avec El-Qaëda et, depuis récemment, avec l'EI.
Les deux femmes en question sont Aqsa Mahmood, 21 ans, et Sally Anne Jones, 46 ans, toutes deux très présentes sur les réseaux sociaux, où elles cherchent à recruter pour l'EI et à encourager des attaques terroristes en Europe. Les deux hommes sont Abu Saïd al-Britani (ou Omar Hussain), 28 ans, et Nasser Muthana, 21 ans, qui ont tout deux publiquement menacé le Royaume-Uni.
Six tentatives d'attentats ont été déjouées au cours des 12 derniers mois au Royaume-Uni, selon les autorités. Le pays a rejoint une coalition menée par les États-Unis contre l'EI, menant des frappes aériennes en Irak.
Dernières Infos
Quatre jihadistes britanniques vont être ajoutés à la liste noire de l'Onu
AFP / le 29 septembre 2015 à 16h01


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine