Le chef de l'opposition britannique Jeremy Corbyn craint "une guerre par procuration" en Syrie, impliquant la Russie, a-t-il dit dimanche peu avant l'ouverture du congrès de son parti, le Labour, appelant à une "solution politique" impliquant l'Iran.
"Le danger est que nous nous retrouvions avec une guerre par procuration entre la Russie et d'autres en Syrie, en plus de l'horrible guerre civile", a dit le nouveau patron du Labour élu il y a deux semaines, lors d'un entretien dans l'émission politique phare de la BBC. "Il doit y avoir une solution politique" en Syrie qui "doit impliquer l'Iran et tous les pays voisins", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur la position du Labour quant à des frappes britanniques en Syrie. Le sujet fait débat au sein du parti travailliste et, selon la presse britannique, certains membres de premier plan du parti seraient prêts à défier leur leader en votant en faveur de telles frappes, si David Cameron ramenait le sujet devant la chambre des Communes.
En septembre 2014, M. Cameron avait obtenu l'autorisation du Parlement pour participer aux frappes de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI), mais seulement en Irak. Avec l'objectif toutefois d'élargir un jour cette mission à la Syrie. En 2013, le Parlement avait rejeté une motion de David Cameron demandant l'autorisation de mener des raids aériens en Syrie. Le Labour s'y était opposé.
La France a annoncé dimanche avoir mené ses premières "frappes" contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, à la veille de la 70e Assemblée générale de l'ONU qui s'ouvre lundi à New York.
Jeremy Corbyn a ajouté qu'il n'était "pas un fan" du président russe, Vladimir Poutine, ni de l'action de la Russie qui a renforcé ces dernières semaines ses moyens militaires - notamment aériens - dans la région de Lattaquié (ouest), bastion du régime syrien.
"Le danger est que nous nous retrouvions avec une guerre par procuration entre la Russie et d'autres en Syrie, en plus de l'horrible guerre civile", a dit le nouveau patron du Labour élu il y a deux semaines, lors d'un entretien dans l'émission politique phare de la BBC. "Il doit y avoir une solution politique" en Syrie qui "doit impliquer l'Iran et tous les pays voisins", a-t-il ajouté, en réponse à une question sur la position du Labour quant à des frappes britanniques en Syrie. Le sujet fait débat au sein du parti travailliste et, selon la presse britannique, certains membres de...


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