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Liban - Vie Politique

Vers une relance de l’exécutif dans deux semaines

Le président de la Chambre en compagnie du Premier ministre, samedi. Photo Ani

Même si le Premier ministre Tammam Salam est mis face à l'impossibilité de démissionner, au risque d'entraîner le pays « dans un cauchemar », cela ne signifie pas pour autant que le pays ne risque pas « l'effondrement », selon les termes du Premier ministre au Washington Post (entretien publié vendredi dernier). Et cet effondrement est, selon lui, « le résultat de l'incapacité des parties à résoudre les dossiers », c'est-à-dire le résultat du blocage du gouvernement.
À ce diagnostic devenu évident, la solution se précise désormais : la relance de l'exécutif passe par les nominations sécuritaires. Et il semble que cette solution s'achemine vers un déblocage dans les deux prochaines semaines, à en croire le ton affirmatif du Premier ministre, à l'issue de son entretien avec le président de la Chambre, samedi. « Le cabinet se réunira. Le cabinet ne peut s'arrêter de fonctionner », a-t-il déclaré, tout en s'abstenant de toute référence aux nominations aux postes de sécurité.
C'est notamment le ministre Waël Bou Faour qui a établi explicitement le lien entre la relance de l'exécutif et les nominations – un lien que le CPL continue de démentir. « En dépit de l'impertinence du débat qui place l'armée au cœur des polémiques politiques, le président de la Chambre Nabih Berry et le député Walid Joumblatt ont pris à leur charge de trouver une issue à ce niveau », a-t-il déclaré, lors d'une cérémonie à Kfeir, en référence à l'initiative de Walid Joumblatt qui propose d'augmenter le nombre de généraux de brigade, de manière à y inclure le général Chamel Roukoz. « En plus du dossier des déchets, le second dossier prioritaire est celui des nominations sécuritaires, qui semble-t-il est la clé de la relance de l'exécutif », a encore assuré M. Bou Faour.
À Aïn el-Tiné, où il s'était entretenu quelques heures plus tôt avec le président de la Chambre Nabih Berry, en présence du ministre des Finances Ali Hassan Khalil, Waël Bou Faour avait affirmé que « beaucoup d'idées sont débattues pour débloquer le gouvernement et le Parlement, mais sans nuire à l'armée ». Il avait fait état de « développements positifs », confirmés d'ailleurs hier par certains milieux proches des médiateurs.
Dans ce contexte, le général Edmond Fadel, qui devait prendre sa retraite hier, a été rappelé en tant que réserviste pour assumer un nouveau mandat de six mois à la tête des services de renseignements de l'armée. La décision a été signée hier par le ministre de la Défense, sur avis du commandant en chef de l'armée. « Nous souhaitons que cette démarche ne soit pas interprétée comme une provocation : les choses vont dans le bon sens », avait annoncé dès samedi le ministre Bou Faour.

Même si le Premier ministre Tammam Salam est mis face à l'impossibilité de démissionner, au risque d'entraîner le pays « dans un cauchemar », cela ne signifie pas pour autant que le pays ne risque pas « l'effondrement », selon les termes du Premier ministre au Washington Post (entretien publié vendredi dernier). Et cet effondrement est, selon lui, « le résultat de l'incapacité des parties à résoudre les dossiers », c'est-à-dire le résultat du blocage du gouvernement.À ce diagnostic devenu évident, la solution se précise désormais : la relance de l'exécutif passe par les nominations sécuritaires. Et il semble que cette solution s'achemine vers un déblocage dans les deux prochaines semaines, à en croire le ton affirmatif du Premier ministre, à l'issue de son entretien avec le président de la Chambre,...
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