Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Burkina Faso

Après le putsch, Ouagadougou dans l’attente d’une sortie de crise

Des sympathisants du général Diendéré, auteur du coup d’État, entrent dans l’hôtel Liaco où se déroulent les négociations pour une sortie de crise. Sia Kambou/AFP

L'attente se prolongeait hier soir à Ouagadougou, dans une ambiance toujours tendue, sans qu'aucune solution à la crise ne filtre de l'hôtel où étaient toujours réunis, pour une médiation, putschistes et opposants au coup d'État. « Qu'est-ce qui bloque ? On ne sait pas, on attend », a confié Achille Marie Joseph Tapsoba, le vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti du président burkinabé déchu Blaise Compaoré. M. Tapsoba a toutefois affirmé que la solution retenue devrait prendre en compte « les aspirations de tous les Burkinabés » et donc inclure tous les candidats aux élections, y compris ceux du CDP, qui ont été exclus suite à une loi votée par l'Assemblée intérimaire. « Un des points d'achoppement réside dans le sort du général Diendéré », un proche de Compaoré qui a pris le pouvoir jeudi, a complété une source proche du dossier. Selon cette source, certains voudraient qu'il soit poursuivi, tandis que ses partisans réclament une amnistie, voire son maintien jusqu'aux élections.

Violences
Dans l'attente d'une annonce, la tension est montée d'un cran dans l'hôtel, où une centaine de sympathisants du général Diendéré ont fait irruption dans l'après-midi, saccageant le mobilier du hall et chassant à coups de cordelette des antiputschistes et des journalistes rassemblés devant l'établissement, a constaté l'AFP. Juste avant que les violences n'éclatent, d'autres sympathisants du mouvement « Balai citoyen » – en pointe dans le soulèvement populaire contre le président Compaoré en 2014 – s'étaient pressés devant le même hôtel avant d'être dispersés par des forces de l'ordre. Mais des soldats à bord de pick-up ont été positionnés pour éviter tout rassemblement aux abords de cette place, épicentre de la contestation qui avait conduit à la chute du président Compaoré après 27 ans au pouvoir. Selon un dernier bilan hospitalier samedi, les violences qui ont accompagné le coup d'État ont fait au moins 10 morts et 113 blessés.
(Source : AFP)

L'attente se prolongeait hier soir à Ouagadougou, dans une ambiance toujours tendue, sans qu'aucune solution à la crise ne filtre de l'hôtel où étaient toujours réunis, pour une médiation, putschistes et opposants au coup d'État. « Qu'est-ce qui bloque ? On ne sait pas, on attend », a confié Achille Marie Joseph Tapsoba, le vice-président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti du président burkinabé déchu Blaise Compaoré. M. Tapsoba a toutefois affirmé que la solution retenue devrait prendre en compte « les aspirations de tous les Burkinabés » et donc inclure tous les candidats aux élections, y compris ceux du CDP, qui ont été exclus suite à une loi votée par l'Assemblée intérimaire. « Un des points d'achoppement réside dans le sort du général Diendéré », un proche de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut