Sous la supervision du Dr Choukri Anis Fakhoury, doyen de la faculté des beaux-arts et chef du département de l'audiovisuel à l'Université al-Kafaat, Nancy Chweiry , Sam Atallah, Georges Fakhoury et Anthony Achkar œuvrent pour que cet évènement culturel destiné à promouvoir l'échange à travers le septième art voie le jour.
Ce festival à but non lucratif accueillera durant 6 jours un large public de cinéphiles, en plus des étudiants et des professionnels de l'audiovisuel et des médias. « Il s'agit d'une plateforme qui permet de montrer la variété des productions des talents locaux et donc de mettre en évidence le travail des étudiants et des jeunes diplômés libanais », explique Georges Fakhoury, cofondateur et coordinateur du festival. La cérémonie d'ouverture aura lieu le dimanche 20 septembre sous le patronage du ministère de la Culture. Durant cette soirée sera lancé un DVD constitué de 13 courts métrages de diplôme, primés dans des festivals libanais et étrangers, réalisés par des étudiants de l'Université al-Kafaat, une belle manière de récompenser les réalisateurs en herbe. Comme cette première édition du AKU – SFF rend un hommage au réalisateur de renommée internationale Quentin Tarantino, le public pourra découvrir, tout au long du festival, trois de ses films devenus cultes : Django Unchained, Inglorious Basterds et Pulp Fiction.
Un programme varié
« Ce festival ne cherche pas seulement à diffuser auprès du grand public des films de qualité, mais il permet aussi de créer des réseaux de contacts, de promouvoir la diversité culturelle et d'introduire auprès des jeunes de nouvelles techniques de travail », souligne Georges Fakhoury. Séminaire, ateliers de formation et table ronde regroupant des spécialistes de l'industrie audiovisuelle libanaise feront également partie du programme. Ainsi, le lundi 21 septembre, les jeunes réalisateurs et techniciens qui cherchent à perfectionner leurs talents créatifs pourront se former, auprès de professionnels, au système de stabilisation de prises de vue portatif, le Steadicam/Segway, et en savoir davantage sur le fonctionnement du stabilisateur caméra DJI Ronin. Un séminaire et une table ronde autour de la production audiovisuelle avec le producteur Ziad Choueiry, en présence de la journaliste Liliane Naassi et du réalisateur Youlios Hachem, sont prévus le mardi 22 septembre.
Une trentaine de courts métrages, présentés par dix instituts et écoles d'études d'audiovisuelles, seront au programme du Festival du cinéma de l'UKA. Parmi cette large sélection de films produits entre 2014 et 2015, nous citons : He de Jamal Jaafar (USJ), Dispatch de Gabriel Rahbani (Alba), Drain de Jad Tannous (Usek), Shadow de Christine Nohra (UL), Nounou de Youmna Ghobeira (LGU), The Third Bench de Julien Kai (NDU), Disco Light d'Eléonore Bejjani (AU), The Mustache de Sandra Boutros (AUT) et Bemo de Lojin al-Jibouri (AUST).
« Notre mission est de permettre la diffusion auprès du grand public de ce cinéma estudiantin en plein essor, de faire connaître cette nouvelle sensibilité artistique et d'introduire auprès des médias ces jeunes réalisateurs libanais récemment diplômés », relève Georges Fakhoury.
Le jury, présidé par le Dr Choukri Anis Fakhoury et rassemblant des noms connus du paysage audiovisuel local, comme les acteurs Carmen Lebbos et Ammar Chalak, le réalisateur Salim el-Turk et l'artiste Mike Massy, attribuera trois prix pour les films en compétition lors de la cérémonie de clôture prévue le samedi 26 septembre.
Quatre courts métrages d'étudiants de l'Université al-Kafaat seront projetés hors compétition : Reconnect de Roudy Doumit, Fantasme de Majd Wadih Moussa, Test One de Chady E. Barakat et I de Stéphanie Baroud. Le jury récompensera, par une mention spéciale l'un de ces réalisateurs. Le public aura également son mot à dire puisqu'il pourra voter chaque jour pour le film qu'il apprécie le plus. « De l'argent et des lots seront remis aux lauréats, mais le plus important pour l'Université al-Kafaat, c'est d'encourager ces jeunes réalisateurs qui sont l'avenir du cinéma libanais », note enfin Georges Fakhoury.
Mettre en avant une multitude de nouveaux talents, célébrer le cinéma local et international, permettre la diffusion des travaux de jeunes talents sont donc les promesses de ce nouveau rendez-vous annuel qui valorise la production estudiantine libanaise.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine