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Nos lecteurs ont la parole - Rolla Aoun

Le ciel, le soleil... et la misère

Ouf ! J'y suis ! Je me gare dans le terrain rocailleux et abandonné qui tient lieu de parking payant pour la plage les week-ends. Coincée de longues heures dans un embouteillage monstre, étouffant dans la chaleur écrasante du mois d'août, je m'affale enfin avec délices sur le transat à l'ombre d'un pseudo-parasol.
Le choix de l'emplacement de ma chaise n'a pas été facile cependant. J'ai un peu hésité entre la section capsules, tessons de bouteilles et la section sacs de chips vides, sticks de glace et emballages de chocolat... J'ai finalement opté pour celle avec restes de manakich et tasses de café consciencieusement remplies de sable pour éviter de les retrouver flottantes dans l'eau. Car le règlement est clair : seuls les sacs en nylon sont autorisés dans la mer. Des sacs de toutes les couleurs, pas de restrictions comme pour les êtres humains de couleur... On peut s'amuser à les compter à partir du rivage, ou alors nager dans leur fond marin pour les sentir se coller langoureusement contre soi.
Je sors de ma baignade ravie. Quel bonheur de se retrouver en plein air quand on reste confiné au bureau et à la maison en cours de semaine !
Je respire profondément pour bien remplir mes poumons de la fumée « iodée » des narguilehs, des cigares et des cigarettes autour de moi. Je souris à la perspective d'un bon petit somme. Je ferme les yeux... Me voilà comme dans un rêve, bercée uniquement par le bruit des vagues assourdissantes d'une musique techno ultrabranchée, entrecoupée de quelques pauses durant lesquelles on apprécie les hurlements stridents des enfants qui jouent bien entendu loin de leurs parents. Ces derniers ont quand même le droit de se reposer et de commenter tel ou tel autre événement mondain entre eux ou alors au téléphone mais à voix haute pour partager avec tout le monde sur la plage...
La musique se déchaîne de plus en plus, l'alcool coule à flots, c'est le coucher du soleil et le réveil des jeunes. Ils arrivent les yeux encore lourds de sommeil se ressourcer à l'eau des boissons énergisantes puis plongent d'un seul coup dans l'océan infini des cocktails et des shots...
J'essaie en vain de deviner à travers leurs silhouettes envahissant tout le rivage, les couleurs du crépuscule que j'adorais admirer...
Il fait presque nuit. Les poumons revigorés, la migraine assurée, les oreilles défoncées, les yeux picotant et les nerfs bien en boule, je quitte les lieux difficilement... Un gentil monsieur ayant garé sa voiture derrière la mienne m'a laissée profiter encore une demi-heure de ce petit paradis avant qu'il ne se décide à venir me libérer le passage. Le gardien du parking ayant encaissé de tout le monde s'en était allé savourer un repos bien mérité auprès de sa famille... Le sens civique des vacanciers dans ce pays est au zénith, pas besoin de se tracasser.
Vivement l'embouteillage du retour !

Ouf ! J'y suis ! Je me gare dans le terrain rocailleux et abandonné qui tient lieu de parking payant pour la plage les week-ends. Coincée de longues heures dans un embouteillage monstre, étouffant dans la chaleur écrasante du mois d'août, je m'affale enfin avec délices sur le transat à l'ombre d'un pseudo-parasol.Le choix de l'emplacement de ma chaise n'a pas été facile cependant. J'ai un peu hésité entre la section capsules, tessons de bouteilles et la section sacs de chips vides, sticks de glace et emballages de chocolat... J'ai finalement opté pour celle avec restes de manakich et tasses de café consciencieusement remplies de sable pour éviter de les retrouver flottantes dans l'eau. Car le règlement est clair : seuls les sacs en nylon sont autorisés dans la mer. Des sacs de toutes les couleurs, pas de restrictions...
commentaires (2)

QUAND LA MISÈRE RÈGNE... LA GUIGNE SECONDE CHARON DANS SA MOISSON DES ÂMES... LE CIEL N'EST PLUS BLEU ET LE SOLEIL EST NOIR...

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

12 h 42, le 16 septembre 2015

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Commentaires (2)

  • QUAND LA MISÈRE RÈGNE... LA GUIGNE SECONDE CHARON DANS SA MOISSON DES ÂMES... LE CIEL N'EST PLUS BLEU ET LE SOLEIL EST NOIR...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 42, le 16 septembre 2015

  • Quelle "civilisation", ces Libanais(h) Phénicisés .... plutôt qu'arabisés, mahééék ?!

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    03 h 16, le 16 septembre 2015

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