Bien que pays hôte de la compétition, l’Angleterre fait partie du « groupe de la mort » en compagnie des îles Fidji, de l’Australie et du pays de Galles… Un tel tirage ne risque pas d’arriver en football, où, on ne sait par quel tour de passe-passe invisible, le pays organisateur est presque toujours assuré de tomber dans une poule relativement facile…
Huit ans après sa dernière finale en Coupe du monde et douze ans après son premier (et dernier) titre mondial acquis en Australie, l'Angleterre veut à tout prix triompher cette fois sur ses terres.
Équipe de l'hémisphère Nord la plus régulière depuis la dernière Coupe du monde il y a quatre ans de cela, et pouvant compter sur un gros pack et de jeunes talents, le XV de la Rose entend bien jouer à fond cette fois son statut de sérieux prétendant au titre mondial.
Sans doute encore frustrés par leur élimination en quarts de finale lors de la dernière édition par les Français (futurs finalistes), les Anglais ont depuis fait appel à Stuart Lancaster, un technicien – ancien troisième ligne – qui semble avoir redonné un nouveau visage, une nouvelle ambition à la sélection. Fort de son expérience avec les espoirs, il a insufflé un vent de fraîcheur et recadré une sélection qui se faisait plus connaître par ses exploits en dehors du terrain.
Autour de Chris Robshaw (29 ans), désigné capitaine avec pourtant une seule petite sélection au compteur, ce sont de nouveaux talents qui composent désormais l'ossature du XV de la Rose. À 22 ans, George Ford incarne à lui seul ce renouveau.
Le très créatif demi d'ouverture anglais a rapidement convaincu son monde et pourrait même être l'un des joueurs-clés de ce Mondial 2015, comme l'avait été en son temps un certain Jonny Wilkinson... Lancaster s'appuie également sur des talents tels que Jack Nowell (22 ans), Jonathan Joseph (24 ans), Ben Youngs (25 ans), Joe Marler (24 ans) et aussi le puissant Billy Vunipola (22 ans).
Les All-Blacks, leur bête noire
Après des débuts hésitants, l'équipe de Lancaster n'a cessé de progresser pour terminer à deux reprises deuxième du Tournoi des Six nations, le titre ne lui échappant qu'au goal-average. Si le soutien du public anglais sera sans faille lors de cette Coupe du monde, il reste néanmoins quelques doutes. Solide face aux équipes européennes, l'Angleterre a subi pas moins de cinq revers en deux ans face à la Nouvelle-Zélande, le grand favori. Saura-t-elle gérer cette situation si d'aventures les All-Blacks se dressaient devant elle ?
Avant une telle confrontation, il faudra d'abord que les Anglais se sortent de leur terrible groupe A qui comprend, outre les Fidji, deux ténors de l'ovalie : l'Australie et le pays de Galles. L'un d'entre eux ne verra pas les quarts de finale et un scénario similaire à celui vécu par les footballeurs brésiliens est de l'ordre du possible...
Les jeunes joueurs sauront-ils gérer la pression de disputer un tel événement à la maison ?
Un premier élément de réponse sera apporté dès le match d'ouverture face aux Fidji, ce vendredi à Twickenham.
(Sources : agences)

