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Liban - Les Archives Racontent...

Abdel Rahman Idriss, le premier fleuriste au Liban : Le général Weygand aimait mes roses et cheikh Béchara mes concombres...

Dans « L'Orient-Le Jour » du 15 septembre 1971

Abdel Rahman Idriss photographié il y a plus de 20 ans à Aley au milieu de ses roses.

Il y a tout juste 41 ans, un jeune droguiste décidait de fermer son officine de Souk Sayour pour ouvrir une boutique de fleurs, la première au Liban. Abdel Rahman Idriss avait alors une passion : sa serre qu'il avait construite en 1929 et où il cultivait avec amour ses fleurs préférées.
(...) Tout de suite après son inauguration, la « rose Idriss » devait acquérir une grande renommée justement grâce à ses roses appelées « Gloire de Rome », « Dame Édith Hélène »...
« Je voyais défiler toutes les épouses des étrangers établis au Liban et notamment Mme Spears. Quant au général Weygand, il était toujours ravi de faire le tour de mes jardins. On vendait à l'époque la douzaine de roses à 50 piastres et les glaïeuls à 75. Mais je vous avoue également que j'étais le premier au Liban à faire les primeurs maraîchères. (...) J'avais d'ailleurs pris l'habitude d'envoyer à chaque saison des concombres à cheikh Béchara el-Khoury, il en raffolait. »
(...) Quand on lui demande : « Quelle est votre fleur préférée ? » il répond sans hésiter : la violette. « D'ailleurs j'offre chaque année à ma femme les premières de mon jardin. C'est une superstition. »
(...) Dans ses serres et ses terrains (à Bazouryé près de Tyr, au Barouk, à Aley et près de l'AIB), il veille au bon rendement des 220 000 boutures de roses, d'œillets, de mimosas, de tulipes ou d'iris, sans compter les variétés infinies de plantes grasses venues du Mexique ou d'Afrique du Sud.
Sa plus grande satisfaction : celle d'avoir fait école (y a-t-il un quartier qui ne possède pas un ou plusieurs fleuristes?) Mais aussi et surtout de voir que deux de ses enfants et spécialement sa fille auront bientôt leur diplôme d'ingénieur agronome et se spécialiseront dans la pathologie des plantes.
« Ils ont réalisé, dit-il, mon vœu le plus cher ! »
Propos recueillis par V.H.

Il y a tout juste 41 ans, un jeune droguiste décidait de fermer son officine de Souk Sayour pour ouvrir une boutique de fleurs, la première au Liban. Abdel Rahman Idriss avait alors une passion : sa serre qu'il avait construite en 1929 et où il cultivait avec amour ses fleurs préférées.(...) Tout de suite après son inauguration, la « rose Idriss » devait acquérir une grande renommée justement grâce à ses roses appelées « Gloire de Rome », « Dame Édith Hélène »...« Je voyais défiler toutes les épouses des étrangers établis au Liban et notamment Mme Spears. Quant au général Weygand, il était toujours ravi de faire le tour de mes jardins. On vendait à l'époque la douzaine de roses à 50 piastres et les glaïeuls à 75. Mais je vous avoue également que j'étais le premier au Liban à faire les primeurs...
commentaires (1)

C'est mignon. Rézzallâh !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

05 h 19, le 15 septembre 2015

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Commentaires (1)

  • C'est mignon. Rézzallâh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    05 h 19, le 15 septembre 2015

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