Plusieurs leaders politiques libanais ont réagi lundi aux heurts qui opposent, pour la deuxième journée consécutive, des musulmans aux forces de l'ordre israéliennes sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.
L'ancien Premier ministre, Saad Hariri, a condamné sur son compte Twitter, "le silence du monde", estimant que ce silence constituait une participation évidente aux crimes commis par Israël contre le peuple palestinien. "Ce silence à l'égard d'Israël est-il similaire au silence vis-à-vis la tragédie du peuple syrien?", s'est-il ensuite demandé, appelant la communauté internationale à prendre "une position claire".
Le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, a, de son côté, affirmé sur son compte Twitter que le silence du monde à l'égard des agressions israéliennes récurrentes contre les lieux saints, musulmans et chrétiens, était désormais inacceptable. "Que fait la communauté internationale face à l'insistance d'Israël à violer les droits élémentaires de l'homme, comme la liberté de foi?", s'est-il interrogé, estimant que la levée du drapeau palestinien aux Nations Unies a suscité la colère d'Israël.
Le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), le député Walid Joumblatt, s'est, pour sa part, demandé, lui aussi sur Twitter, si "les agressions juives orthodoxes contre la mosquée d'al-Aqsa ont pour but de définitivement scinder l'esplanade", estimant que "la cause palestinienne semble tomber dans l'oubli face au chaos qui balaye le monde arabe".
Sur l'esplanade même, les violences ont éclaté lundi lorsque les policiers ont essuyé des jets de pierres de la part de jeunes musulmans masqués, a rapporté la police. Quelques dizaines de jeunes, selon des témoignages, avaient passé la nuit dans la mosquée al-Aqsa, avec l'intention apparente de protéger l'esplanade contre le risque que les juifs attendus dans la matinée ne violent l'interdiction de prier sur les lieux et ne commettent un sacrilège. Les incidents se sont produits alors que le site n'était pas ouvert aux journalistes. Une fois l'esplanade rouverte et le calme revenu en fin de matinée, une forte odeur de lacrymogènes régnait encore dans la mosquée al-Asqa.
Les violences se sont alors propagées aux ruelles de la Vieille ville alentour. Les policiers ont dispersé à coups de matraque et de grenades assourdissantes des groupes de quelques dizaines de manifestants, dont beaucoup de femmes âgées se proclamant "mourabitate" ("sentinelles" en arabe) scandant "Dieu est le plus grand" et insultant les policiers, a constaté une journaliste de l'AFP.
L'ultra-sensible site de l'esplanade et ses alentours avaient déjà été le théâtre de violences dimanche, avant le début dans la soirée des fêtes du nouvel an juif. L'approche de ces festivités avait ravivé les tensions constantes provoquées par les revendications de certains juifs sur l'esplanade et la crainte chez les musulmans, nourrie par les mises en garde alarmistes et les rumeurs véhiculées sur les réseaux sociaux, que le gouvernement israélien n'accède à ces revendications.
L'ancien Premier ministre, Saad Hariri, a condamné sur son compte Twitter, "le silence du monde", estimant que ce silence constituait une participation évidente aux crimes commis par Israël contre le peuple palestinien. "Ce silence à l'égard d'Israël est-il similaire au silence vis-à-vis la tragédie du peuple syrien?", s'est-il ensuite demandé, appelant la communauté internationale à prendre "une position claire".
Le chef des Forces Libanaises, Samir Geagea, a, de son côté, affirmé sur son compte Twitter que le silence du monde à l'égard des agressions israéliennes récurrentes contre les lieux saints,...


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