La Chine a admis vendredi qu'un de ses ressortissants était probablement aux mains du groupe Etat islamique (EI), indiquant qu'elle avait lancé une "réponse d'urgence" à la situation, sans autre détail.
Le groupe jihadiste, qui s'est fait connaître par ses multiples exactions, avait annoncé mercredi qu'il détenait un otage de nationalité chinoise ainsi qu'un Norvégien, en demandant une rançon d'un montant non spécifié pour leur libération.
"Après de premières vérifications, des deux personnes kidnappées par l'État islamique, l'une correspond aux caractéristiques d'un citoyen de Pékin qui a disparu à l'étranger", a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise Hong Lei lors d'un point de presse.
L'EI a identifié son otage chinois comme répondant au nom de Fan Jinghui, un consultant âgé de 50 ans.
Hong Lei a décliné toute question de savoir si Pékin était disposé à payer une rançon, se bornant à déclarer que les autorités avaient "déclenché le mécanisme de réponse d'urgence" pour gérer l'affaire.
La Chine "est convaincue que ce que le groupe extrémiste a fait jusqu'à présent en a fait l'ennemi de tous", a écrit vendredi dans un éditorial le quotidien officiel China Daily.
"Nous prions pour que les tragédies passées ne se répètent pas", a ajouté le journal en allusion aux précédents assassinats d'otages par l'EI.
Pour l'otage chinois comme pour le Norvégien, M. Grimsgaard-Ofstad, 48 ans, l'EI a annoncé qu'ils étaient "à vendre".
Dans son magazine où les deux hommes sont photographiés sous différents angles en combinaison jaune, l'EI n'a pas fourni de date limite pour le paiement de la rançon demandée.
Le groupe ultraradical sévit surtout en Syrie et en Irak, proclamant un "califat" sur les larges pans de territoires conquis dans ces deux pays où il multiplie les atrocités.
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Otage de l'EI: la Chine assure qu'il pourrait s'agir d'un habitant de Pékin
AFP / le 11 septembre 2015 à 15h10


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