Un des suspects de l'attentat de Bangkok était entré en Thaïlande en payant un bakchich à la frontière de ce royaume de tous les trafics à la solide tradition de corruption, a annoncé la police jeudi.
Ce suspect, soupçonné de faire parti du réseau responsable de cette attaque à la bombe ayant fait 20 morts le 17 août, voyageait avec un passeport turc au nom d'Adem Karadag à l'authenticité douteuse. "Il avait payé 600 dollars à la frontière" pour entrer sur le territoire, a révélé Somyot Poompanmoung, le chef de la police thaïlandaise, sans préciser l'identité du fonctionnaire de l'immigration corrompu ou le poste-frontière utilisé.
De la drogue au trafic d'êtres humains, la Thaïlande, au 85e rang sur 175 des pays les plus corrompus selon Transparency International, est une plaque tournante pour les faux documents. Une grande partie des nombreux passeports déclarés volés par des touristes en Thaïlande servent d'ailleurs, selon les experts, à l'immigration clandestine, la Thaïlande n'utilisant pas la base de données de documents de voyages volés et perdus d'Interpol.
Adem Karadag a été arrêté dans un appartement de la banlieue de Bangkok, en possession de matériaux servant à fabriquer des bombes et de dizaines de faux passeports turcs. Le deuxième suspect, Yusufu Mieraili, interpellé alors qu'il tentait de fuir au Cambodge, voyageait avec un passeport chinois, avec comme lieu de naissance le Xinjiang, région de l'ouest de la Chine où vivent les Ouïghours, minorité musulmane turcophone se disant persécutée par Pékin, mettant sur le devant de la scène la piste d'un attentat lié à la question ouïghoure.
Une centaine de Ouïghours avaient été renvoyés en Chine par la Thaïlande en juillet, provoquant le saccage du consulat de Thaïlande à Istanbul, en Turquie, où sont réfugiés de nombreux membres de cette ethnie.
Ce suspect, soupçonné de faire parti du réseau responsable de cette attaque à la bombe ayant fait 20 morts le 17 août, voyageait avec un passeport turc au nom d'Adem Karadag à l'authenticité douteuse. "Il avait payé 600 dollars à la frontière" pour entrer sur le territoire, a révélé Somyot Poompanmoung, le chef de la police thaïlandaise, sans préciser l'identité du fonctionnaire de l'immigration corrompu ou le poste-frontière utilisé.
De la drogue au trafic d'êtres humains, la Thaïlande, au 85e rang sur 175 des pays les plus corrompus selon Transparency International, est une plaque tournante pour les faux...


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