« Présidence, priorité des priorités »
« La présidence de la République est la priorité des priorités, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas d'autres, à commencer par celle de l'élaboration d'une nouvelle loi électorale basée sur la proportionnelle », a déclaré hier, non sans équivoque, Jamil Hayek, président du bureau politique du mouvement Amal, à deux jours de la réunion prévue au Parlement.
Marouni : Nous ne nous laisserons pas forcer la main
« Nous ne céderons pas sur la priorité qui doit être accordée à la présidence et nous ne nous laisserons pas forcer la main », a déclaré hier Élie Marouni, député Kataëb. « Nous avons accepté de participer au dialogue parce que le rejeter, c'était aller vers la violence et la rue (...) Mais il faut que l'opinion sache que nous n'avons pas grand espoir dans le dialogue tel qu'il se présente, et ce sur base des expériences de dialogue passées, sachant que presque aucune personnalité du 8 Mars n'a respecté les recommandations du dialogue adoptées par le passé. »
« Nous avons donc affirmé par principe être en faveur du dialogue, pourvu que la question de l'élection présidentielle soit prioritaire (...) Une fois cette élection assurée viendront la formation d'un nouveau gouvernement, l'élaboration d'une nouvelle loi électorale puis des élections législatives », a conclu M. Marouni.
Élias Zoghbi : La volonté de blocage toujours à l'œuvre
Pour Élias Zoghbi, membre du secrétariat du 14 Mars, « l'allusion du président Berry au fait que l'échec dans la recherche d'une entente sur la présidence imposerait de passer à d'autres sujets, en particulier l'examen d'une loi électorale, est révélatrice de la volonté de blocage, à l'œuvre depuis 28 séances parlementaires stériles ».
« Réfléchir dans ce sens est révélateur d'une volonté putschiste qui plongerait le Liban dans un grand désordre aux conséquences imprévisibles et qui justifie ceux qui refusent le dialogue. »
Chaptini : Comprendre les signaux lancés
La ministre des Déplacés, Alice Chaptini, a recommandé aux députés de comprendre le signal que leur ont lancé le président Obama et le roi Salmane, et d'en tenir compte. Les deux hommes s'étaient tous deux prononcés, après le sommet de Washington, en faveur de l'élection d'un nouveau président au Liban.
Safadi : Priorité à la loi électorale
Le député Mohammad Safadi a jugé hier que « l'initiative de Nabih Berry vient au bon moment », mais, prenant le contrepied des positions du 14 Mars, il a donné la priorité à l'élaboration d'une loi électorale.
« La crise de pouvoir au Liban doit faire l'objet d'une solution radicale. L'absence d'une loi électorale est à l'origine de cette crise. Il est donc nécessaire de mettre au point cette loi qui permettra de reconstituer les autres instances constitutionnelles, à commencer par la présidence, en passant par le gouvernement, pour finir par la magistrature », a souligné M. Safadi.
Derbas : Les déchets ménagers auront la priorité
La question des déchets ménagers aura la priorité à la conférence du dialogue, a affirmé hier le ministre des Affaires sociales, Rachid Derbas.
« Le ministre Akram Chehayeb, a affirmé M. Derbas, a mis au point, après concertations, une solution souple au problème des déchets. Il a désormais besoin d'un feu vert des blocs politiques pour qu'un Conseil des ministres se tiennent sans délai et approuve son plan. »
« Les obstacles au règlement de la question des déchets sont désormais de nature purement politique », a conclu le ministre.
Marouni : Nous ne nous laisserons pas forcer la main« Nous ne céderons pas sur la priorité qui doit être accordée à la présidence et nous ne nous laisserons pas forcer la main », a déclaré hier Élie Marouni, député Kataëb. « Nous avons accepté de participer au dialogue parce que le rejeter, c'était aller vers la violence et la rue (...) Mais il faut que l'opinion sache que nous n'avons pas...


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