Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Migrants : les quotas sont prématurés tant que le flux n'est pas endigué (Orban)

Le Premier ministre populiste hongrois Viktor Orban a estimé lundi prématuré de débattre de quotas de répartition de réfugiés au sein de l'Union européenne tant que le flux de migrants ne serait pas sous contrôle.

"Tant que nous ne pouvons pas protéger les frontières extérieures de l'Europe, cela n'a pas de sens de discuter du nombre de personnes que nous pouvons accueillir", a-t-il déclaré lors d'une réunion des ambassadeurs hongrois, à Budapest.
La Commission européenne doit demander mercredi aux Etats membres de répartir en urgence 120.000 réfugiés supplémentaires au sein de l'UE.
Mais "le système de quotas se propose de traiter les effets avant les causes de l'immigration, à savoir que nous ne contrôlons pas nos frontières extérieures", a estimé M. Orban, un partisan affirmé d'une ligne dure contre les migrants et d'un retour aux prérogatives nationales dans ce domaine.

Le parlement hongrois a adopté vendredi un nouvel arsenal législatif anti-immigration, qui doit faciliter à partir du 15 septembre le déploiement de l'armée à la frontière. La loi prévoit aussi des peines de prison pour tout franchissement de la clôture barbelée que M. Orban a fait ériger cet été à la frontière avec la Serbie.
"Nous protégeons l'Europe comme le veulent les règles européennes, qui stipulent que les frontières (extérieures) ne peuvent être franchies qu'en certains points, et selon une certaine procédure", avait déclaré M. Orban tard dimanche à la télévision publique autrichienne ORF.

Le dirigeant hongrois a par ailleurs réaffirmé que l'Allemagne, qui a assoupli ses règles d'accueil pour les Syriens, et l'Autriche, qui a accepté ce week-end de faciliter le transit de migrants, portaient selon lui une responsabilité particulière dans le flux migratoire.
"Tant que l'Autriche et l'Allemagne ne diront pas clairement qu'elles n'accepteront plus de nouveaux migrants, des millions de nouveaux immigrants viendront en Europe", a-t-il souligné.

Quelque 167.000 migrants ont franchi illégalement la frontière hongroise depuis le début de l'année, avant dans leur grande majorité de continuer leur route vers l'ouest, selon Budapest.
Selon Orban, une "très grande proportion" de ces migrants sont des "réfugiés économiques".
"Quand ils arrivent en Hongrie, ils ne sont plus en danger de mort. Quiconque arrive en Grèce, en Macédoine, en Serbie ou en Hongrie est en sécurité. Mais il faut voir les choses en face : ils veulent autre chose, ils veulent vivre à l'allemande", a-t-il estimé lundi.

Quelque 20.000 migrants bloqués en Hongrie sont arrivés en Allemagne ce week-end, après que l'Autriche a accepté d'en faciliter le transit, une mesure toutefois qualifiée de "temporaire" par Vienne.

Le Premier ministre populiste hongrois Viktor Orban a estimé lundi prématuré de débattre de quotas de répartition de réfugiés au sein de l'Union européenne tant que le flux de migrants ne serait pas sous contrôle."Tant que nous ne pouvons pas protéger les frontières extérieures de l'Europe, cela n'a pas de sens de discuter du nombre de personnes que nous pouvons accueillir", a-t-il déclaré lors d'une réunion des ambassadeurs hongrois, à Budapest.La Commission européenne doit demander mercredi aux Etats membres de répartir en urgence 120.000 réfugiés supplémentaires au sein de l'UE.Mais "le système de quotas se propose de traiter les effets avant les causes de l'immigration, à savoir que nous ne contrôlons pas nos frontières extérieures", a estimé M. Orban, un partisan affirmé d'une ligne dure contre les...