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Syrie : le "départ" de Bachar el-Assad "posé à un moment ou un autre dans la transition" (Hollande)

François Hollande a jugé lundi que "le départ de Bachar el-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition" en Syrie.

"Rien ne doit être fait qui puisse consolider ou maintenir Bachar el-Assad. Le départ de Bachar el-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition, et c'est ce que nous devons faire pour qu'il puisse y avoir le rassemblement des Syriens sur une base démocratique, pour trouver un avenir à ce pays martyr", a affirmé le chef de l'Etat , lors de sa conférence de presse semestrielle à l'Elysée.

M. Hollande, qui avait jugé "indispensable" la neutralisation de son homologue syrien fin août, a été invité à préciser le sens de ce terme.
"Bachar el-Assad, est-ce que je dois le rappeler, c'est lui qui est responsable de la situation en Syrie, c'est lui qui lorsqu'il y a eu des manifestations, a tiré sur son peuple, c'est lui qui a bombardé des populations civiles, c'est lui qui a refusé toute discussion avec ses opposants, quand ils n'étaient pas enfermés ou tués", a soutenu M. Hollande.
"Nous l'avons toujours dit, la solution ne peut pas passer par le maintien de Bachar el-Assad à la tête de la Syrie", a martelé le locataire de l'Elysée.

"La transition politique, à un moment ou un autre, c'est le départ de Bachar el-Assad et la constitution d'un gouvernement d'union très large, sans bien sûr les groupes terroristes. C'est la position que nous voulons faire partager, aux Russes, aux Iraniens, puisque les Iraniens sont revenus dans le jeu diplomatique, notamment après l'accord qui est passé", a dit souhaiter le chef de l'Etat.

"Nous disons il faut trouver une solution, c'était l'esprit de Genève. Deux conférences ont eu lieu. Aujourd'hui, c'est encore plus urgent, il faut trouver une solution, et elle ne passe pas par Bachar el-Assad", a-t-il insisté.

"Quand j'entends certains dire" que l'actuel président syrien "est le moins pire --quand ils ne disent pas que c'est le meilleur--... C'est toujours la même histoire avec certains, toujours avec les dictateurs, ce qui devrait faire réfléchir", a accusé M. Hollande.
Vendredi, la présidente du FN Marine Le Pen avait estimé dans un entretien au Parisien qu'en Syrie, "le moindre mal, c'est Bachar el-Assad."
Dimanche, le co-fondateur du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon avait lui qualifié "d'erreur" d'éventuelles frappes en Syrie contre l'organisation Etat islamique et demandé de "discuter avec ceux qui font la guerre, c'est-à-dire notamment avec Bachar el-Assad".

"Comment voulez-vous qu'un Syrien qui a vu sa famille massacrée, parfois dans des conditions épouvantables, puisse accepter de revenir à la table avec Bachar el-Assad ? Donc une solution doit être avec le régime, avec l'Etat syrien sûrement, mais à terme Bachar el-Assad doit partir", a martelé le chef de l'Etat.

François Hollande a jugé lundi que "le départ de Bachar el-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition" en Syrie.
"Rien ne doit être fait qui puisse consolider ou maintenir Bachar el-Assad. Le départ de Bachar el-Assad est à un moment ou un autre posé dans la transition, et c'est ce que nous devons faire pour qu'il puisse y avoir le rassemblement des Syriens sur une base démocratique, pour trouver un avenir à ce pays martyr", a affirmé le chef de l'Etat , lors de sa conférence de presse semestrielle à l'Elysée.
M. Hollande, qui avait jugé "indispensable" la neutralisation de son homologue syrien fin août, a été invité à préciser le sens de ce terme."Bachar el-Assad, est-ce que je dois le rappeler, c'est lui qui est responsable de la situation en Syrie, c'est lui qui lorsqu'il y a eu des...