Le Conseil des ministres, présidé par le chef du gouvernement Tammam Salam, a entamé jeudi matin sa réunion au Grand Sérail en l'absence des ministres membres du Courant patriotique libre (CPL) de Michel Aoun, du Hezbollah, des Marada et du Tachnag, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Selon plusieurs médias locaux, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, membre du CPL, a appelé M. Salam avant le début Conseil et lui a fait savoir que les ministres de son courant et ceux du Hezbollah n'y assisteront pas.
Lors du dernier Conseil, ces ministres s'étaient retirés avant la fin de la réunion en signe de protestation contre la procédure de prise de décision au sein du gouvernement. Soixante-dix décrets simples avaient été signés, au grand dam des ministres aounistes et du Hezbollah. Selon la LBCI, M. Salam a gelé l'entrée en vigueur des décrets en questions, afin de les réexaminer avec les ministres du CPL et ceux du Hezbollah.
Réagissant au boycott des ministres concernés, le ministre de l'Information Ramzi Jreige a fait savoir que "le quorum est assuré", espérant pouvoir traiter les dossiers urgents. Pour le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk, l'absence des six ministres en question "est une escalade, mais tout peut être réglé par le dialogue".
Selon la LBCI, le gouvernement votera aujourd'hui les dossiers essentiels et urgents, malgré l'absence des six ministres frondeurs. C'est aussi ce qu'a confirmé le ministre de la Santé Waël Bou Faour, lors de son arrivée au Grand Sérail. Même son de cloche de la part du ministre de l'Agriculture, Akram Chehayeb, qui souligne que "nous devons assumer nos responsabilités face aux dossier urgents".
Avant le début du Conseil, le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk a quant à lui affirmé que "le gouvernement doit accorder aux municipalités les fonds nécessaires afin que celles-ci assument leur rôle au niveau de la crise des déchets" qui frappe le pays depuis le 17 juillet, date de la fermeture de la décharge de Naamé, au sud de Beyrouth. Par ailleurs, M. Machnouk a fait savoir que les employés de la société de ramassage et de stockage des déchets Sukleen, ont levé leur sit-in au niveau de la Quarantaine, et que par conséquent la compagnie allait de nouveau poursuivre son travail, assurant que "le problème sera réglé aujourd'hui". Les employés de Sukleen sont inquiets pour l'avenir de leur emploi, après l'expiration du contrat avec la société, le 17 juillet dernier. La compagnie a assuré dans un communiqué avoir déployé ses camions afin de collecter les déchets dans les régions qui ont réussi à assurer des décharges, notamment Beyrouth et sa banlieue.
Le ministre de l’Économie Alain Hakim a de son côté haussé le ton, menaçant du retrait les ministres membre des Kataëb, dont il fait partie, si le dossier des déchets n'était pas réglé aujourd'hui et si les décisions du Conseil ne sont pas signées par la totalité des 24 ministres. Le ministre d'État pour la Réforme administrative, Nabil de Freige, a critiqué ses collègues boycotteurs : "S'ils sont patriotes, qu'ils se présentent au Conseil des ministres, car le peuple a besoin de nous tous".
Sur un autre plan enfin, le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a annoncé qu'il dévoilera bientôt un projet de développement pour la Békaa-nord.
Selon plusieurs médias locaux, le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, membre du CPL, a appelé M. Salam avant le début Conseil et lui a fait savoir que les ministres de son courant et ceux du Hezbollah n'y assisteront pas.
Lors du dernier Conseil, ces ministres s'étaient retirés avant la fin de la réunion en signe de protestation contre la procédure de prise de décision au sein du gouvernement. Soixante-dix décrets simples avaient été signés, au grand dam des ministres aounistes et du Hezbollah. Selon...


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