Au premier virage après le départ, la course s’annonçait déjà intense. Andrej Isakovic/AFP (Article en partenariat avec les lubrifiants TOTAL QUARTZ)
Le pilote britannique Lewis Hamilton (Mercedes-AMG), parti en pole position, a remporté le Grand Prix de Belgique de F1, hier à Spa-Francorchamps, devant son coéquipier allemand Nico Rosberg et le pilote français Romain Grosjean (Lotus). Auteur d'un nouveau sans-faute, de bout en bout, le double champion du monde et leader du championnat n'a jamais été inquiété et a bouclé, après 43 tours d'une course intense, épargnée par la pluie, sa 39e victoire en F1, dont six en 2015.
C'est aussi, en 11 courses, le septième doublé des Flèches d'argent cette saison.
Hamilton, implacable, a terminé avec deux secondes d'avance sur Rosberg et a donc récidivé à Spa, où il avait déjà gagné en 2010 au volant d'une McLaren. « C'est une journée de rêve. Nico allait très vite aujourd'hui, mais à chaque fois j'ai pu trouver la parade », a réagi Hamilton sur son 80e podium. Autant de podiums que son idole de jeunesse, le Brésilien Ayrton Senna, qu'il est bien parti pour rejoindre fin novembre sur les tablettes mondiales, avec un troisième sacre qui lui tend les bras.
« J'ai complètement raté mon départ, et Lewis mérite de gagner. Je vais partir très vite car ma femme peut accoucher à tout moment », a dit Rosberg, encore battu à la régulière par son ami d'enfance. Parti sur la première ligne, le vice-champion du monde, futur père de famille donc, était 5e au premier virage, puis il est revenu dans le sillage de Hamilton, mais n'a jamais pu tenter la moindre manœuvre.
Crevaison pour Vettel
La bonne affaire du jour a été réalisée par Grosjean, monté sur son 10e podium en 75 Grands Prix, après avoir mieux géré ses pneus que Sebastian Vettel (Ferrari). Le quadruple champion du monde allemand a crevé son pneu arrière droit, trop usé, à deux tours de la fin, alors que le Français allait tenter de le dépasser.
Grâce à la puissance de son moteur Mercedes, et à une stratégie parfaitement mise en œuvre par l'écurie d'Enstone (ex-Renault F1), Grosjean est allé chercher de gros points aux dépens de la Scuderia Ferrari, qui disputait hier son 900e GP depuis 1950.
Au pied du podium, les places d'honneur sont allées à deux autres gros bagarreurs, le pilote russe Daniil Kvyat (Red Bull), 4e, et le pilote mexicain Sergio Pérez (Force India), 5e. Ils ont assuré le spectacle et dépassé à tour de bras, pendant une heure et demie, devant près de 60 000 spectateurs ravis de leur après-midi dans les Ardennes belges.
(Source : AFP)

