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Économie - Finance

Les Bourses mondiales abordent la semaine dans l’inquiétude

La semaine dernière, les Bourses asiatiques et européennes ont toutes clôturé en forte baisse. Photo AFP

De Tokyo à New York, les Bourses mondiales abordent les jours à venir dans l'inquiétude après avoir clôturé la semaine dernière sur fond de craintes pour la santé économique de la Chine, et plus généralement pour la conjoncture mondiale.
À Wall Street vendredi, après plusieurs coups de semonce depuis le début de l'été, le Dow Jones est tombé à son plus bas niveau de l'année. Cette dégringolade suivait celle des Bourses asiatiques et européennes qui ont toutes clôturé en forte baisse. Cette semaine, les places financières devraient rester sous pression. À Paris, « à court terme, les éléments négatifs ne manquent pas pour inquiéter des investisseurs, déprimés », expliquent les gérants de Barclays Bourse.
La place parisienne cherchera tout de même à se rassurer en espérant une confirmation de la reprise graduelle de l'économie dans ces zones avec la publication jeudi aux États-Unis d'une nouvelle estimation de la croissance pour le second semestre. Ces chiffres révisés du PIB pourraient être déterminants pour une éventuelle décision de la Réserve fédérale de procéder à une hausse des taux d'intérêt, la première depuis une décennie.
Dans le compte-rendu de leur dernière réunion, les responsables de la Banque centrale américaine n'ont néanmoins pas précisé quand ils se décideront à relever les taux, une incertitude qui déplaît aux investisseurs. Ceux-ci surveilleront donc de près la réunion annuelle des banquiers centraux prévue de jeudi à samedi à Jackson Hole, aux États-Unis, en quête d'éventuels commentaires de responsables de la Fed sur cet élément capital, même si la présidente de l'institution, Janet Yellen, sera absente.

La Fed et la Chine
En zone euro, la plupart des statistiques concerneront l'Allemagne, avec la publication d'un baromètre du moral des entrepreneurs, des niveaux de l'inflation ou encore une estimation définitive de la croissance pour le deuxième trimestre. Vendredi à Londres, aussi, une nouvelle estimation du PIB britannique devrait confirmer le rebond annoncé. Mais de nombreuses valeurs de la Bourse de Londres, notamment les compagnies minières et le groupe de luxe Burberry, sont très sensibles à la conjoncture chinoise.
À Tokyo, l'essoufflement chinois rend les investisseurs nerveux, car, en période de turbulences, le yen joue généralement le rôle de valeur refuge. Or un yen plus fort face au dollar serait une mauvaise nouvelle pour les exportateurs japonais, car cela entraverait leur rentabilité et leur compétitivité à l'étranger.
Mais la principale inconnue reste toujours l'ampleur et la vitesse du ralentissement de la croissance chinoise, moteur de l'activité mondiale depuis ces dix dernières années. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit toujours une croissance de 6,8 % cette année – contre 7,4 % en 2014 –, mais de nombreux analystes doutent des chiffres officiels chinois. Les déboires de la Chine pèsent aussi sur le marché des matières premières, dont les prix ont fortement baissé, pénalisant particulièrement les pays émergents, notamment d'Amérique latine.
En parallèle, l'Europe tarde à prendre le relais de la croissance des pays émergents. La croissance a en effet été légèrement ralentie au deuxième trimestre en zone euro à 0,3 % – contre 0,4 % au premier trimestre –, et ce en bonne partie à cause de la contre-performance d'une France restée à l'arrêt, tandis que l'Allemagne a fait moins bien que ce qui était attendu.
Emmanuelle MICHEL/AFP

De Tokyo à New York, les Bourses mondiales abordent les jours à venir dans l'inquiétude après avoir clôturé la semaine dernière sur fond de craintes pour la santé économique de la Chine, et plus généralement pour la conjoncture mondiale.À Wall Street vendredi, après plusieurs coups de semonce depuis le début de l'été, le Dow Jones est tombé à son plus bas niveau de l'année. Cette dégringolade suivait celle des Bourses asiatiques et européennes qui ont toutes clôturé en forte baisse. Cette semaine, les places financières devraient rester sous pression. À Paris, « à court terme, les éléments négatifs ne manquent pas pour inquiéter des investisseurs, déprimés », expliquent les gérants de Barclays Bourse.La place parisienne cherchera tout de même à se rassurer en espérant une confirmation de la reprise...
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