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Camille Claudel, 1915

Camille Claudel, 1915

Drame français, 2012. Réalisation de Bruno Dumont, avec Juliette Binoche et Jean-Luc Vincent. Hiver 1915. Internée par sa famille dans un asile du sud de la France – là où elle ne sculptera plus –, chronique de la vie recluse de Camille Claudel, dans l'attente d'une visite de son frère, Paul Claudel. Une Juliette Binoche bouleversante dans ce rôle d'artiste qui lui va comme un gant. À l'origine, Bruno Dumont ne connaissait pas Juliette Binoche. C'est en écoutant un message laissé sur son répondeur, où elle lui expliquait vouloir travailler avec lui, qu'il s'est mis en tête de trouver un motif et donner matière à leur collaboration. L'actrice et le cinéaste se sont rencontrés alors qu'il achevait la lecture d'un livre sur Camille Claudel, et c'est en apprenant que Juliette Binoche avait le même âge qu'elle au moment de son internement que ça l'a frappé : « Ce que j'aime assez, c'est qu'on ne sait rien sur sa vie, rien sur son internement, hormis le journal médical. Et l'idée d'écrire un scénario avec rien, ça me plaisait. Je fais un film avec quelqu'un qui passe son temps à ne pas faire grand-chose et ça me plaisait, cinématographiquement. J'avais beaucoup d'intérêt à faire un film à la fois sur l'internement et sur l'oisiveté. »
Pour donner un cachet réaliste à son récit, le réalisateur Bruno Dumont voulait absolument tourner son film dans un hôpital psychiatrique, cherchant à coller au mieux à l'environnement qui a vu les derniers jours de Camille Claudel. Avec l'accord des autorités médicales, il a également souhaité faire jouer les patients dans son film, dans des rôles aussi bien silencieux que parlants. Pour éviter tout débordement ou toute improvisation inattendue, il leur a demandé d'appeler Juliette Binoche par le nom de son personnage, Camille. Les infirmières ont aussi grandement aidé à canaliser les malades, et Bruno Dumont a eu la bonne idée de les incorporer dans le scénario : ce sont elles qui interprètent les nonnes. Lundi sur Arte à 21h50.

Inside Man

Policier américain, 2006. Réalisation de Spike Lee, avec Denzel Washington, Clive Owen et Johnnie Brown. Ce devait être le hold-up parfait, le chef-d'œuvre d'un génie du crime.
Le décor : une grande banque de Manhattan. Les protagonistes : un commando masqué, cagoulé, lunetté et des dizaines d'otages affolés, contraints de revêtir la même combinaison passe-partout que les braqueurs.
L'enjeu : la salle des coffres et ses trésors ? Ou un vieux secret dont seules deux personnes connaissent l'importance.
Aujourd'hui, confiné dans une cellule, le cerveau de la bande s'explique. Mais attention, chaque mot compte, et aucun indice ne vous sera livré au hasard. Prêts ?
Ce matin-là, donc, quatre peintres en batiment franchissaient le seuil de la Manhattan Trust Bank... Clive Owen passe une bonne partie du film avec un masque et des lunettes de soleil sur le visage. Un vrai pari pour le comédien, comme le confirme Spike Lee : « Clive prenait de grands risques en dissimulant ainsi son visage au public et à ses partenaires, notamment à Denzel, qui éprouva quelques difficultés à lui donner la réplique. » Un sacré bouquet de comédiens au grand plaisir des amateurs de ces stars du thriller. Mardi sur MBC 2, 21h00.

Camille Claudel, 1915
Drame français, 2012. Réalisation de Bruno Dumont, avec Juliette Binoche et Jean-Luc Vincent. Hiver 1915. Internée par sa famille dans un asile du sud de la France – là où elle ne sculptera plus –, chronique de la vie recluse de Camille Claudel, dans l'attente d'une visite de son frère, Paul Claudel. Une Juliette Binoche bouleversante dans ce rôle d'artiste qui lui va comme un gant. À l'origine, Bruno Dumont ne connaissait pas Juliette Binoche. C'est en écoutant un message laissé sur son répondeur, où elle lui expliquait vouloir travailler avec lui, qu'il s'est mis en tête de trouver un motif et donner matière à leur collaboration. L'actrice et le cinéaste se sont rencontrés alors qu'il achevait la lecture d'un livre sur Camille Claudel, et c'est en apprenant que Juliette Binoche avait le même...
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