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Sport - Athlétisme - Mondiaux 2015

Le duel Bolt vs Gatlin à l’ombre du dopage

À Pékin, à partir de demain, 50 athlètes déjà condamnés pour dopage seront sur la ligne de départ.

Gatlin s’avance en favori, malgré ses deux précédentes condamnations pour dopage et cinq ans de suspension.

Le duel entre Usain Bolt et Justin Gatlin, le plat le plus épicé au menu des XVes Mondiaux d'athlétisme, à Pékin du 22 au 30 août, a aussi un goût de dopage, le thème incontournable en une période tourmentée pour le premier sport olympique.
L'ombre du dopage plane sur le Nid d'oiseau, même si la fédération internationale (IAAF) souligne, à raison, que l'athlétisme a été le précurseur dans la lutte antidopage et continue à montrer l'exemple en rattrapant régulièrement les tricheurs, dont certains gros calibres. L'élection, mercredi, à la tête de l'IAAF du Britannique Sebastian Coe, un des plus grands coureurs de demi-fond de l'histoire, devrait aider à restaurer la confiance.
À Pékin, ils seront en tout cas 50 athlètes déjà condamnés pour dopage à s'aligner. C'est beaucoup et très peu à la fois, au regard des 1 935 participants attendus (2,6 %). Parmi eux, Gatlin justement, mais aussi son compatriote Tyson Gay et le Jamaïquain Asafa Powell, autres stars de la vitesse, ont payé leurs fautes par des suspensions et sont revenus.
Dès lors, la lutte entre la légende Bolt et l'Américain Gatlin n'est plus seulement celle entre le sprinteur le plus couronné de l'histoire et celui qui est invaincu depuis bientôt deux ans. Les questions éclateront forcément dès le premier week-end de compétition, où le 100 m messieurs phagocytera l'attention médiatique. Quelle image l'athlétisme véhiculera-t-il dimanche si Gatlin, suspendu cinq ans dans sa carrière, prive Bolt d'un nouveau sacre mondial ?
Du haut de ses 33 ans, Gatlin s'avance en favori, fort de chronos (9''74 sur 100 m, 19''57 sur 200 m) plus rapides qu'à l'époque où il se dopait. Mais Bolt est le roi du jour J. Après quasiment deux saisons blanches, le Jamaïquain promet de se battre. Sa présence en Chine ne signifie qu'une chose : il croit en ses chances. Car la légende n'aurait aucun intérêt à égratigner son image en étant battu par un adversaire suspendu à deux reprises. Bolt contre Gatlin, le feuilleton durera jusqu'à jeudi prochain, avec la finale du 200 m. Et avant le relais du 400 m, samedi 29 août.
Au-delà de ces sommets, les intérêts sont multiples à un an des Jeux olympiques de Rio, notamment en demi-fond. Ainsi, l'athlète éthiopienne Genzebe Dibaba, qui a amélioré le record du monde du 1 500 m (3'50''07), le 17 juillet à Monaco, s'attaque à un doublé inédit avec le 5 000 m. En outre, jamais le marathon messieurs n'aura réuni un plateau aussi étoilé pour la première finale des Mondiaux chinois, demain matin. On y retrouve, notamment, le trio kényan des « K » : Dennis Kimetto, le détenteur du record du monde, Wilson Kipsang, son prédécesseur sur les tablettes, et Mark Korir.

(Source : AFP)

 

Bolt : Je ne suis pas « le sauveur » de l'athlétisme
Usain Bolt a exprimé, hier, à Pékin, sa tristesse à l'égard du fait qu'on ne parle essentiellement que de dopage autour des Mondiaux d'athlétisme. « C'est vraiment prégnant. Tout ce qu'on a pu entendre ces deux dernières semaines, c'est dopage, dopage, dopage. La majorité des questions porte sur le sujet. C'est vraiment triste », a déclaré l'octuple champion du monde. Toutefois, Bolt a indiqué qu'il ne se considérait pas comme « le sauveur » de l'athlétisme et que la responsabilité de lutter contre le dopage était avant tout collective. « Avant tout, je cours pour moi-même. Les gens disent que je dois gagner pour la crédibilité de ce sport, mais il y a beaucoup d'autres athlètes qui sont propres. Je pense que c'est la responsabilité de tous les athlètes d'aider notre sport et de montrer qu'on peut arriver loin sans dopage », a-t-il conclu.

Le duel entre Usain Bolt et Justin Gatlin, le plat le plus épicé au menu des XVes Mondiaux d'athlétisme, à Pékin du 22 au 30 août, a aussi un goût de dopage, le thème incontournable en une période tourmentée pour le premier sport olympique.L'ombre du dopage plane sur le Nid d'oiseau, même si la fédération internationale (IAAF) souligne, à raison, que l'athlétisme a été le précurseur dans la lutte antidopage et continue à montrer l'exemple en rattrapant régulièrement les tricheurs, dont certains gros calibres. L'élection, mercredi, à la tête de l'IAAF du Britannique Sebastian Coe, un des plus grands coureurs de demi-fond de l'histoire, devrait aider à restaurer la confiance.À Pékin, ils seront en tout cas 50 athlètes déjà condamnés pour dopage à s'aligner. C'est beaucoup et très peu à la fois, au regard...
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