Rechercher
Rechercher

Économie - Conjoncture

La Chine a injecté plus de 110 milliards de dollars pour stimuler son économie

La Chine a injecté presque 100 milliards de dollars dans deux banques chargées d'accorder des prêts selon les politiques gouvernementales, puis a mis 17 milliards supplémentaires à la disposition de 14 institutions financières, derniers efforts en date de Pékin pour stimuler l'activité.
La Banque centrale chinoise (PBOC) a finalisé mardi des apports respectifs de 48 milliards de dollars dans la China Development Bank, et de 45 milliards de dollars dans l'Export-Import Bank of China, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle. Ces injections étaient destinées à renforcer les capitaux de ces deux institutions financières (structures de mise en œuvre des politiques publiques) et à soutenir par leur intermédiaire l'activité économique, a poursuivi le média d'État. Ces injections de 100 milliards de dollars dans la China Development Bank et l'Export-Import Bank of China ont été opérées par la Wutongshu Investment Platform, un organisme étatique supervisant les investissements des réserves chinoises de devises étrangères, a précisé Chine nouvelle. Les réserves de change de la Chine, les plus importantes au monde, s'établissaient fin juillet à 3 650 milliards de dollars, selon des chiffres officiels... contre 3 730 milliards de dollars fin mars.
Hier, la PBOC a annoncé avoir fourni 110 milliards de yuans (17,2 milliards de dollars) à 14 institutions financières, via des facilités de prêts à moyen terme, pour « maintenir le niveau de la liquidité » dans le système. L'institution a encouragé les établissements bancaires à en faire usage pour soutenir « les petites entreprises, le secteur agricole », ainsi que les « maillons faibles » de l'économie chinoise, a précisé la PBOC dans un microblog. « Cela suggère que la banque centrale s'efforce désormais de guider ces fonds vers l'économie réelle, notamment les entreprises exportatrices et la construction d'infrastructures », a indiqué à l'AFP Wang Shengzu, un économiste de Barclays Capital.

« Plus difficile... »
Sur les sept premiers mois de l'année, le commerce extérieur, exportations et importations confondues, a reculé de 7,2 % par rapport à l'an dernier, alors que les autorités visaient une hausse de 6 % pour la totalité de 2015. Et le ministère du Commerce a fourni un nouveau motif d'inquiétude hier en déclarant que les exportations pourraient continuer de baisser au cours des prochains mois après leur chute de 8,3 % en juillet, la plus prononcée en quatre mois.
« La possibilité que les exportations enregistrent certains mois une baisse en rythme annuel ne peut pas être exclue. Mais nous prévoyons toujours une croissance des exportations sur l'ensemble de l'année », a déclaré un porte-parole du ministère du Commerce lors d'un point de presse. « Sur l'ensemble de l'année, le commerce extérieur sera confronté à une situation plus difficile que nous ne le pensions », a-t-il toutefois reconnu.
De fait, la conjoncture dans la deuxième économie mondiale reste morose, sur fond d'essoufflement persistant de l'activité. Pékin vise pour 2015 une croissance de 7 %, mais même cet objectif, qui marquerait la plus faible performance du géant asiatique depuis un quart de siècle, apparaît difficile à atteindre.
La banque centrale a certes multiplié les mesures d'assouplissement monétaire : elle a abaissé à quatre reprises depuis novembre ses taux d'intérêt et réduit plusieurs fois les ratios de réserves obligatoires des banques pour les inciter à prêter davantage. Mais avec un succès incertain. « Les fonds libérés par le biais de ces précédents assouplissements monétaires n'arrivaient pas à l'économie réelle. La plupart se retrouvaient bloqués dans les institutions financières et venaient gonfler les marchés boursiers », soulignait M. Wang.
La Bourse de Shanghai s'est ainsi envolée de 150 % en l'espace d'un an, dopée par un endettement massif des investisseurs, encouragés à s'endetter pour acheter des actions. Mais cette hausse euphorique du marché, déconnectée d'une économie réelle en plein ralentissement, a pris fin mi-juin, les Bourses chinoises dégringolant alors de plus de 30 % en trois semaines. Depuis, les marchés boursiers chinois ne sont toujours pas stabilisés. Ils ont vécu hier une séance de montagnes russes, en chutant en matinée pour terminer en nette hausse, des mouvements qui soulignent surtout le manque de confiance des investisseurs dans les efforts des autorités pour tenter de ramener le calme.
Les Bourses de Shenzhen et Shanghai ont perdu jusqu'à 3 % en début de journée, portant à plus de 8 % leur recul sur les deux derniers jours, mais une vague d'achats emmenée par des fonds publics leur a permis de terminer en hausse de plus de 1 %.
(Sources : L'OLJ
avec agences)

La Chine a injecté presque 100 milliards de dollars dans deux banques chargées d'accorder des prêts selon les politiques gouvernementales, puis a mis 17 milliards supplémentaires à la disposition de 14 institutions financières, derniers efforts en date de Pékin pour stimuler l'activité.La Banque centrale chinoise (PBOC) a finalisé mardi des apports respectifs de 48 milliards de dollars dans la China Development Bank, et de 45 milliards de dollars dans l'Export-Import Bank of China, a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle. Ces injections étaient destinées à renforcer les capitaux de ces deux institutions financières (structures de mise en œuvre des politiques publiques) et à soutenir par leur intermédiaire l'activité économique, a poursuivi le média d'État. Ces injections de 100 milliards de dollars dans la...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut