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Japon : petite éruption d'un volcan, Greenpeace exige l'arrêt d'un réacteur nucléaire voisin

Une petite éruption a été observée dans la nuit de mardi à mercredi sur le mont Sakurajima au sud-ouest du Japon, a annoncé l'agence nationale de météorologie, l'organisation écologiste Greenpeace exigeant de ce fait l'arrêt immédiat d'un réacteur nucléaire de la région tout juste remis en exploitation.

Le niveau d'alerte du volcan Sakurajima, dans la préfecture méridionale de Kagoshima, a été porté le 15 août à 4 (sur une échelle de 1 à 5), en raison d'une soudaine recrudescence de séismes volcaniques (1.023 le 15 août). "La probabilité d'une éruption à grande échelle augmente", a écrit l'agence sur son site internet, demandant aux habitants les plus proches de se préparer à partir. Quelques dizaines d'entre eux ont déjà rejoint des refuges, selon les médias.

L'île volcanique Sakurajima, qui culmine à 1.117 mètres, se situe au large de Kagoshima, une cité portuaire de plus de 600.000 habitants, à près d'un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo. A quelque 50 km à vol d'oiseau de Sakurajima se trouve la centrale nucléaire Sendai (à ne pas confondre avec la ville homonyme du nord-ouest). Un des réacteurs de ce site a été remis en exploitation le 11 août, quatre jours seulement avant le relèvement du niveau d'alerte du volcan, une coïncidence qui a fait redoubler la colère des antinucléaires.

Sendai 1, exploité par la compagnie Kyushu Electric Power, est actuellement le seul des 48 réacteurs du Japon en fonctionnement, après avoir obtenu tous les feux verts politiques et techniques. Toutefois, Greenpeace insiste depuis longtemps sur le risque volcanique dans cette région connue pour son chapelet de cinq calderas toutes à moins de 160 km de la centrale.

"Le réacteur Sendai 1 doit être stoppé sur-le-champ à cause de l'activité volcanique accrue", a martelé mercredi un militant de Greenpeace, Mamoru Sekiguchi, dans un courriel adressé à l'AFP. "Kyushu Electric et l'Autorité de régulation nucléaire (NRA) ont choisi d'ignorer le pire scénario d'une éruption volcanique majeure. Tout comme la centrale de Fukushima n'a pas été protégée contre la catastrophe du 11 mars (séisme et tsunami), celle de Sendai n'est pas prête à faire face à un désastre volcanique", s'agace-t-il.
"Nos analyses ont montré que, même sans que la lave n'atteigne la centrale, les cendres volcaniques pourraient provoquer un sinistre nucléaire majeur sur le site", ajoute-t-il, jugeant "totalement erronée" l'évaluation des risques volcaniques soumise par la compagnie et acceptée par l'autorité nucléaire.

Kyushu Electric a pour sa part estimé que le fonctionnement de la centrale n'était pas menacé et a indiqué dans de précédents documents "avoir confirmé que des dispositions pouvaient être prises pour garantir la sécurité de la centrale" en cas d'éruption du Sakurajima.

Une petite éruption a été observée dans la nuit de mardi à mercredi sur le mont Sakurajima au sud-ouest du Japon, a annoncé l'agence nationale de météorologie, l'organisation écologiste Greenpeace exigeant de ce fait l'arrêt immédiat d'un réacteur nucléaire de la région tout juste remis en exploitation.
Le niveau d'alerte du volcan Sakurajima, dans la préfecture méridionale de Kagoshima, a été porté le 15 août à 4 (sur une échelle de 1 à 5), en raison d'une soudaine recrudescence de séismes volcaniques (1.023 le 15 août). "La probabilité d'une éruption à grande échelle augmente", a écrit l'agence sur son site internet, demandant aux habitants les plus proches de se préparer à partir. Quelques dizaines d'entre eux ont déjà rejoint des refuges, selon les médias.
L'île volcanique Sakurajima, qui culmine...