Les titres des groupes pétroliers et parapétroliers figurent une nouvelle fois parmi les plus fortes baisses du SBF 120, aspirés par la glissade des cours du pétrole. Au plus bas depuis début 2009, le cours du baril de WTI perd encore 0,86 % à 41,57 euros et semble se diriger inexorablement vers le niveau symbolique des 40 dollars. Étant donné les fondamentaux détériorés de ce marché, deux banques américaines ont réduit leurs prévisions de prix pour le brut.
Il y a une semaine, JPMorgan a révisé en baisse de 16 dollars ses prévisions de cours pour l'or noir pour le second semestre 2015. Le bureau d'étude a pris en compte une hausse de la production tant de l'Opep que des pays producteurs n'appartenant pas au cartel, ainsi qu'un ralentissement de la croissance de la demande. Il anticipe désormais un cours du baril de Brent de 50 dollars sur les six derniers mois de l'année et un WTI à 44 dollars. Sur l'ensemble de 2015, le Brent devrait ainsi afficher un prix moyen de 54,50 dollars et le WTI de 48,50 dollars.
Quelques jours plus tard, Citigroup avait également fait part de son pessimisme sur l'or noir. Il anticipe désormais un baril de WTI à 45 dollars en moyenne au troisième trimestre et 39 dollars au quatrième trimestre. Dans son scénario le plus pessimiste auquel il attribue une probabilité de 15 %, le WTI pourrait même tomber à 45 dollars en moyenne ce trimestre et 33 dollars sur les trois derniers mois de l'année.
Le spécialiste s'attend en effet à ce que les éléments négatifs pour le pétrole continuent d'être plus puissants que les facteurs positifs en automne et en hiver. Il s'attend ainsi à ce que les stocks déjà énormes de brut continuent de grossir lors de la saison de maintenance des raffineries. L'impact de la hausse des stocks devrait en outre être renforcé par les anticipations de croissance des productions iranienne et irakienne.
Cet article est réalisé par Fidus

