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Économie - Crise De La Dette Grecque

La Grèce et ses créanciers optimistes sur un accord imminent

Hier, les politiques grecs étaient optimistes sur la conclusion d'un accord sur un troisième plan d'aide alors que l'Allemagne semble vouloir approfondir les négociations.

Le ministre des Finances Euclide Tsakalotos a indiqué « ne pas savoir si ce sera (ce) matin ». Mais il a répété que « c’est pour bientôt ». Angelos Tzortzinis/AFP

Après avoir continué tout le week-end, les discussions entre Athènes et ses créanciers sur un troisième plan d'aide à la Grèce se sont poursuivies d'arrache-pied hier, avec l'espoir d'en finir très vite, malgré des réticences en Allemagne.
Toute la journée, les Grecs ont poursuivi les discussions dans un hôtel du centre d'Athènes, avec les créanciers, Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI) et Mécanisme européen de stabilité (MES).
Il s'agit pour Athènes de donner des gages de bonne volonté en acceptant des réformes d'assainissement de l'économie du pays, en échange d'un plan d'aide sur trois ans de plus de 80 milliards d'euros – le montant reste à préciser -, le troisième après les 240 milliards d'euros apportés depuis 2010.
Les discussions ont repris hier matin, a indiqué à l'AFP une source gouvernementale, « avec intensité, mais sans heurts ». Dans la matinée, certains espéraient un accord pour aujourd'hui.
Annika Breidthardt, porte-parole de la Commission européenne, a affirmé que « les institutions (créancières) travaillent main dans la main avec les autorités grecques ». « Il y a des progrès profonds et nous en espérons d'autres au cours de la journée, alors que les discussions se poursuivent sur les points encore à régler », a-t-elle ajouté.
Hier soir, après s'être absenté des discussions pour rencontrer le Premier ministre Alexis Tsipras, le ministre des Finances Euclide Tsakalotos a semblé un peu plus vague, tout en assurant que les négociations « se passent bien ».
Le ministre a indiqué « ne pas savoir si ce sera demain matin ». « Mais bientôt, a-t-il répété, c'est pour bientôt. »
Pour faire passer auprès de l'opinion publique certaines mesures sociales difficiles, le Premier ministre Alexis Tsipras a annoncé en tout cas, hors du cadre de l'accord, une plus forte imposition des députés et une baisse du traitement des ministres.

« L'exhaustivité avant la rapidité »
S'il est achevé aujourd'hui, le texte d'accord pourra ensuite être voté par les députés grecs, jeudi, puis être présenté vendredi aux ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe).
Ce scénario idéal ouvrirait la voie à une entrée en vigueur du plan d'aide avant le 20 août, date à laquelle la Grèce doit absolument rembourser 3,4 milliards d'euros à la Banque centrale européenne (BCE).
Vu l'ambiance de bonne collaboration entre Athènes et ses créanciers, inédite depuis l'arrivée au pouvoir du parti Syriza d'Alexis Tsipras en janvier, il semble n'y avoir aucun risque que les créanciers d'Athènes la laissent dans l'impossibilité d'honorer ce paiement.
Mais l'Allemagne serait plutôt favorable à ne pas tout donner tout de suite et poursuivre le plus loin possible les négociations, en n'accordant qu'un nouveau prêt-relais de quelques milliards d'euros pour payer l'échéance à la BCE.
Un peu comme l'UE l'avait déjà fait en juillet, en versant 7 milliards d'euros à la Grèce après la conclusion au forceps de l'accord en vue du troisième plan d'aide. L'argent avait été aussitôt englouti dans un précédent versement de 4,2 milliards à la BCE, à échéance du 20 juillet, et dans le remboursement de deux milliards d'euros dus au FMI depuis fin juin.
Hier matin, tant le porte-parole de la chancelière Angela Merkel que celui du ministre des Finances Wolfgang Schäuble ont appelé à modérer les impatiences.
Pour le premier, Steffen Seibert, l'accord doit « être une base solide et de long terme pour continuer à travailler ensemble », « en conséquence, (...) l'exhaustivité passe avant la rapidité ».
La presse grecque bruissait à nouveau de rumeurs hier sur le calendrier des élections législatives anticipées que M. Tsipras, toujours très populaire, pourrait vouloir organiser prochainement, afin de raffermir sa base.
La porte-parole du gouvernement Olga Gerovasili a jugé hier que ce débat n'est à l'heure actuelle « ni utile ni en relation avec la réalité ». Selon elle, le gouvernement est entièrement tourné vers la signature de l'accord, avant d'entamer des discussions sur l'allègement de la dette du pays.
En attendant, selon elle, « il n'est pas question d'élections » pour le moment.
(Source : AFP)

Après avoir continué tout le week-end, les discussions entre Athènes et ses créanciers sur un troisième plan d'aide à la Grèce se sont poursuivies d'arrache-pied hier, avec l'espoir d'en finir très vite, malgré des réticences en Allemagne.Toute la journée, les Grecs ont poursuivi les discussions dans un hôtel du centre d'Athènes, avec les créanciers, Union européenne (UE), Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI) et Mécanisme européen de stabilité (MES).Il s'agit pour Athènes de donner des gages de bonne volonté en acceptant des réformes d'assainissement de l'économie du pays, en échange d'un plan d'aide sur trois ans de plus de 80 milliards d'euros – le montant reste à préciser -, le troisième après les 240 milliards d'euros apportés depuis 2010.Les discussions ont repris hier...
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